Nathalie Turquey, la juge d'instruction en charge de l'enquête, a signé une ordonnance de renvoi pour meurtre devant la cour d'assises de Paris pour le journaliste

Ian Bailey en 2010, après une audience à Cour suprême irlandaise, à la suite d'un mandat d'arrêt européen
Ian Bailey en 2010, après une audience à Cour suprême irlandaise, à la suite d'un mandat d'arrêt européen © AFP / Peter Muhly

Le journaliste britannique qui vit en Irlande, est soupçonné depuis de nombreuses années du meurtre Sophie Toscan, retrouvée morte le 23 décembre 1996, près de sa maison dans un village de la côte Irlandaise, où elle était venue passer quelques jours avant Noël, tué de coups de parpaing à la tête.

Ian Bailey, un pigiste qui habitait à quelques kilomètres de là, avait été soupçonné car il avait été parmi les premiers sur les lieux du crime. De plus il avait évoqué dans les articles qu’il avait consacré à l’enquête, des éléments en principe connus uniquement du meurtrier et des enquêteurs.

Arrêté à plusieurs reprises par la police irlandaise, il a toujours nié les faits et n’a jamais été inculpé

L’instruction du dossier en France aura duré 20 ans, le juge et les policiers français se sont rendu plusieurs fois sur place sans jamais pouvoir entendre le journaliste. La justice française n'a jamais réussi à obtenir que Ian Bailey lui soit remis. Malgré tout, un second mandat d'arrêt européen a été émis le 13 juillet.

"Il est peu probable que l'Irlande donne suite", a estimé Me Alain Spilliaert, l'avocat de la famille de Sophie Toscan du Plantier "Mais nous avons porté l'affaire devant les institutions européennes et nous espérons, un jour, obtenir gain de cause", a-t-il ajouté.

Le procès, dont la date n'a pas été encore fixée, devrait donc se tenir en l'absence du journaliste.

Pour la famille c’est important qu’il y ait un procès. 

Me Alain Spilliaert, l'avocat de la famille de Sophie Toscan du Plantier avec Jean-Philippe Deniau

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.