Le préfet de police de Paris participait au lancement ce jeudi de la Police de sécurité du quotidien, voulue par Gérard Collomb. Il souhaite que ce nouveau dispositif permette de revoir complètement les rapports entre police et population, en particulier à Aulnay-sous-Bois, ville tristement symbolique en la matière.

Michel Delpuech lors du Lancement de la Police de Securite du Quotidien
Michel Delpuech lors du Lancement de la Police de Securite du Quotidien © Maxppp / Aurelien Morissard

À Aulnay-sous-Bois, sélectionnée parmi 30 villes pour tester la nouvelle Police de sécurité du quotidien, Michel Delpuech veut de nouveaux référents dans la police, l'appui de citoyens volontaires, et un partenariat renforcé avec la mairie.

Il faut dire que sur place, après l'affaire Théo, les quartiers de la ville sont devenus un symbole des relations glaciales et musclées parfois entre la police nationale, une partie de la jeunesse et la mairie dirigée par l'ancien patron d'un syndicat d'officier de police Bruno Beschizza.

Aujourd'hui, Michel Delpuech veut mettre fin à certaines pratiques, et préfère privilégier des profils de "capteurs" pour anticiper les problèmes : "C'est pas des cowboys que je veux, surtout pas ! Au contraire, il faut des gens de sagesse, qui feront le lien, le liant. Il y a un nouveau chef de circonscription qui est en place depuis quelques semaines. On va nouer bien sûr un partenariat renforcé avec la municipalité. Aulnay-sous-bois est un territoire emblématique de ce qu'il faut faire."

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Michel Delpuech : "Il faut du soutien, il faut de l'écoute..."

Par Emmanuel Leclère

Travailler avec la population

Il faut aussi, selon lui, mettre fin au culte du seul résultat, à la politique du chiffre. "Il faut des interpellations, il faut des résultats dans les élucidations... Mais ce n'est pas que cela ! Il faut du soutien, il faut de l'écoute, il faut ce que j'appelle des "capteurs". Agir vite, de manière coordonnée et faire savoir ce que nous faisons. Je crois qu'il y a un déficit (qui n'est pas particulier aux services de police en région parisienne) à _mieux expliquer à nos concitoyens ce que l'on fait et l'idée de travailler avec eux_."

Quitte parfois à partager le travail sur le terrain. "L'exemple des volontaires citoyens est appeler à se développer, pour autant que les citoyens eux mêmes le souhaitent", à l'image de ces mamans qui avaient organisé des maraudes en fin d'année dernière. "Je trouve que ça avait été une initiative utile et opportune le soir du Nouvel An", salue Michel Delpuech.

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