michel platini s'élève contre les insinuations de corruption
michel platini s'élève contre les insinuations de corruption © reuters

Le président de l'UEFA a vu son appel rejeté. Il demandait un réexamen de sa suspension provisoire de 90 jours, qui l'empêche pour l'instant de faire partie des candidats officiels à la présidence de la FIFA, après le départ forcé de Sepp Blatter.

Michel Platini a décidé de contester à nouveau cette suspension, cette fois devant le TAS (le Tribunal arbitral du sport). Son porte-parole, Jean-Christophe Alquier, évoque une juridiction "sérieuse" et "indépendante", hors du "contexte électoral et des pressions qui existent à la FIFA" , et qui selon lui pourraient donc avoir influencé la décision. L'ancien joueur français dénonce de son côté "une instruction uniquement à charge". "Cette décision n'est pas une surprise" , assure-t-il après le rejet de son appel.

Retarder la candidature ?

Michel Platini et Sepp Blatter, le président de la FIFA,ont tous deux été suspendus le 7 octobre suite à une procédure pénale initiée en Suisse contre Blatter, sur le versement de près de deux millions d'euros à Platini.

Le problème, c'est que cette suspension de 90 jours empêche Michel Platini de se déclarer officiellement candidat , ce qui retarde d'autant son éventuelle campagne pour prendre la suite de Sepp Blatter, démissionnaire après un gigantesque scandale mondial de corruption.

En attendant, l'UEFA a décidé de soutenir la candidature de son secrétaire général, le Suisse Gianni Infantino. Quatre autres candidats sont en lice : le Sud-Africain Tokyo Sexwale, le Français Jérôme Champagne, le Bahreïni Salman bin Ebrahim al Khalifa et le Jordanien Ali bin al Hussein.

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