La juge d'application des peines d'Albertville (Savoie) a rejeté mercredi la demande d'autorisation de sortie sous escorte d'un détenu qui demandait à assister à l'enterrement de son frère à Moirans (Isère). Hier, de violents incidents ont éclaté à Moirans pour réclamer la libération du détenu.

Merrcredi dans l'après-midi, François Hollande a promis des"sanctions" à la hauteur des actes de violences.

Mardi soir, une centaine de casseurs ont ainsi mis le feu à des palettes, des poubelles et des voitures pour bloquer la route 1085 qui relie Grenoble au Nord du département, dans les deux sens, depuis 15h30.

Les manifestants ont également réussi à couper les lignes SNCF qui partent de Grenoble vers Lyon et Valence, en faisant brûler des voitures du parking-relais sur les voies. L'autoroute A 48, qui passe à proximité, est restée protégée par les forces de l'ordre. Dans le même temps, une violente mutinerie avait lieu à 100 kilomètres de là, au Centre de détention d'Aiton en Savoie. Une centaine de gendarmes mobiles ont passé la nuit face au camp de gitans sédentaires. Les enfants des écoles sont restés isolés un petit moment avec leurs enseignants sans que leurs parents ne puissent venir les chercher en raison de l'incendie.

►► Gérard Simonet, le maire de Moirans, connait la famille, installée sur sa commune depuis plus de vingt ans :

Pas encore d’interpellation

Plus tôt dans la journée, le directeur de cabinet du maire, Franck Longo, avait indiqué qu'une centaine de personnes, munies de barres de fer, avaient bloqué la gare. Le trafic SNCF était toujours interrompu vers 22H00. Mais les 218 passagers, qui se trouvaient dans les deux rames à proximité de la gare de Moirans, ont été évacués. Aucune interpellation n'a été effectuée mais des images filmées par hélicoptère pourraient être exploitées à cette fin.

Les violences font écho à celles du mois d’août

Cette explosion de violence rappelle ce qui s'est passé fin août dans la Somme lorsque, dans un contexte cependant très différent, des gens du voyage avaient bloqué la circulation sur l'autoroute A1 pour demander que le fils d'une victime d'une fusillade, incarcéré, puisse assister aux funérailles de son père.

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