Au dernier jour de cette deuxième semaine d'audience, la cour a entendu Mohamed Mounir Meskine, un temps considéré comme le "3e homme" avant de bénéficier d'un non-lieu.

Entrée de la salle Voltaire au Tribunal de France Instance de Paris
Entrée de la salle Voltaire au Tribunal de France Instance de Paris © Maxppp / Sadak Souici

Mohamed Mounir Meskine se présente à la barre, cheveux ras, coupe et petite barbe très soignées, il est gérant d’un salon de coiffure. Ce trentenaire a grandi aux Izards avec les frères Merah. Et il a longtemps cru qu’il allait se retrouver dans le box des accusés, à côté d’Abdelkader.  « Je suis passé pas loin. Tout ça à cause d’un devis ! J’ai été éprouvé » par cette affaire, confie Mohamed Mounir Meskine, qui raconte l’engrenage qui l’a conduit plusieurs mois en détention provisoire, comme complice présumé, avant le non-lieu au bout de trois ans. 

Le 2 mars 2012, Mohamed Mounir Meskine a passé son permis moto, il l’a eue, et le jour même, et les suivants, Abdelkader Merah lui a prêté sa puissante Yamaha, avec laquelle Meskine a chuté. Le 6 mars 2012, le voilà donc en train d’établir un devis pour réparer les dégâts, Mohamed et Abdelkader Merah l’accompagnent. Après ce devis, le vol du scooter T Max aura lieu, mais sans Meskine, contrairement à ce qu’ont d’abord cru les enquêteurs, qui l’avaient d’abord désigné comme un « soldat salafiste », une vendeuse était certaine d’avoir vu Meskine avec les frères Merah, après le vol du scooter. Jusqu’à ce que la vendeuse doute, que l’accusation s’effondre, que Meskine redevienne un simple témoin. 

« Mon nom a été sali, j’ai incarcéré pour rien », se désole-t-il avant de quitter le palais de justice d’un pas pressé, casquette et lunettes noires, écharpe qui lui cache le visage. 

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