Il est le premier à plaider pour le dernier prévenu. Maitre Carriou-Martin entend défendre, certes Patrice de Maistre, mais surtout son travail de gestionnaire de fortune.

Monsieur de Maistre vous avez un cœur et vous êtes quelqu’un de parole, vous êtes quelqu’un de sensible. Votre sensibilité vous l’avez exprimée à cette audience et vous l’avez éprouvée pendant cette privation de liberté pendant ces 88 jours de détention. Le seul de ce dossier a avoir connu l’enfermement : 88 jours de privation de ses proches, de ses trois enfants qui, lorsqu’il les évoque, a des larmes. Ces enfants qu’il a élevé seul, Patrice de Maistre.

Ce qui vous rend triste Patrice c’est ce sentiment d’injustice. Ce qui vous fait craquer Patrice c’est ce non-sens de devoir s’expliquer sur une relation qui était loyale avec Mme Bettencourt.

Vous étiez la personne idéale. Vous étiez ce renfort inestimable. Alors on peut venir se gausser de vous : qu’effectivement ça ne vaut pas 1000 euros de l’heure. Ca vaut bien plus parce qu’à ce niveau là, on ne raisonne pas en taux horaire, mais en risque. Vous êtes doué pour l’investissement. A votre arrivée Patrice de Maistre, vous remplacez deux personnes. Vous êtes un homme d’engagement et d’honneur et je crois que personne ici n’en doute. Vous gérez un portefeuille d’une fortune qui ne va que grandir. Cette immense fortune qui ne cesse de croître. Et les Bettencourt qui vivent des intérêts des intérêts. Cette immense fortune qui est pour nous hors de mesure, vous allez la gérer.

(…) Il n’y avait que satisfaction chez les Bettencourt. Alors, de manière évolutive, parce qu’il y avait satisfaction, il y a eu confiance. Il a fallu faire abaisser le devis de la piscine sous-terraine de Neuilly, il a fallu essayer de voir comment on pouvait faire baisser le coût de l’entretient de l’île d’Arros. Et parce qu’il y a répondu de manière parfaite, une confiance s’est établie. Il y avait ce lien affectif.

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