L'auteur présumé de l'attentat sur le marché de Noël de Strasbourg mardi a été tué lors d'un échange avec la police jeudi soir dans la capitale alsacienne.

Cherif Chekatt a été abattu jeudi soir à Strasbourg par des policiers en patrouille
Cherif Chekatt a été abattu jeudi soir à Strasbourg par des policiers en patrouille © Maxppp / Jean-Marc Loos

Chérif Chekatt, au lourd passé de délinquant et fiché S pour radicalisation islamiste, a été abattu jeudi vers 21 heures dans le quartier du Neudorf, au sud du centre-ville. 

Sur signalement d'une femme résidant dans le quartier, là même où sa trace s'était perdue après l'attentat, trois policiers de Strasbourg en patrouille repèrent un homme habillé de noir, qui déambule le visage dissimulé sous la capuche de sa doudoune, au niveau du 74 de la rue du Lazaret. Il se retourne et  tire sur les policiers (deux hommes et une femme) selon la police. Une balle de Chekatt se loge même dans la portière de la voiture des policiers. Ces derniers ripostent à de nombreuses reprises. Chekatt s'écroule sur la chaussée, mort. 

Chérif Chekatt, 29 ans, auteur présumé de l'attentat sur le marché de Noël de Strasbourg
Chérif Chekatt, 29 ans, auteur présumé de l'attentat sur le marché de Noël de Strasbourg © Maxppp / Alexandre MARCHI

Revendication du groupe État islamique

Cette revendication du groupe Etat islamique laisse perplexes plusieurs spécialistes que nous avons joints. Elle a été diffusée très peu de temps après la neutralisation du terroriste. Surtout, cette revendication est assez vague. Amaq, l'agence de propagande de Daech, présente Cherif Chekatt comme l'un de ses "soldats, qui a mené cette opération en réponse à l'appel à viser les citoyens de la coalition internationale".  Mais aucune preuve n'accrédite sérieusement cette revendication, comme cela avait été le cas par exemple après les attentats du 13 novembre 2015. La question se pose donc d'une revendication opportuniste du groupe État islamique, sur cette attaque de Strasbourg, car l'EI est très affaibli sur le terrain. 

Plusieurs questions encore sans réponse

Les policiers de la sous-direction antiterroriste et de la DGSI  continuent leur enquête. Ils sont à la recherche des complicités dont aurait pu bénéficier Cherif Chekatt. A-t-il eu un donneur d'ordre ? On suppose qu'il a pu frapper dans la précipitation, mardi soir, sur le marché de Noël de Strasbourg, alors que le matin même, les gendarmes de Strasbourg n'avaient pas réussi à l'interpeller dans une affaire de tentative d'homicide. Il est encore trop tôt pour savoir si Chérif Chekatt, multidélinquant récidiviste de 29 ans, fiché S, a eu des complicités et lesquelles. 

Ce vendredi matin, sept personnes sont garde-à-vue dans le cadre de cette enquête : les quatre membres de la famille de Chekatt, placés en garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi dernier, et trois membres de son entourage proche, dont un placé en garde à vue jeudi matin et deux dans la nuit de jeudi à vendredi. 

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