Zyed et Bouna (Clichy-sous-Bois)
Zyed et Bouna (Clichy-sous-Bois) © MaxPPP

Le tribunal correctionnel de Rennes a rendu son jugement dans l'affaire Zyed et Bouna, ces deux adolescents morts électrocutés dans le transformateur EDF de Clichy-sous-Bois. Les deux policiers ont été relaxés. Ils étaient poursuivis pour non assistance à personne en danger. La mort des deux jeunes en 2005 avait déclenché trois semaines d'émeutes.

Pas de conscience d'un péril

Selon le tribunal, l'infraction de non assistance à personne en danger suppose la conscience d'un péril grave et imminent.

Or, le tribunal correctionnel de Rennes a estimé que ni Sébastien Gaillemin, ni Stéphanie Klein - pour qui il a été rappelé qu'elle était "stagiaire" - n'ont eu conscience de ce péril grave et imminent. Et même, s'ils en avaient eu consicence, ils n'auraient pas manqué d'agir, a ajouté le président dans la lecture de sa décision.

Par ailleurs, la très polémique phrase de Sébastuen Gaillemin (prononcée lors des échanges radio avec sa collègue) "en même temps, s'ils entrent sur le site, je ne donne pas cher de leur peau" ne se suffit pas à elle seule, selon le tribunal. Pour qui, le fait que le policier se soit rendu à l'entrée du site est le "signe d’une démarche active de vérification et non d’une volonté de confiner les victimes dans un espace dangereux."

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Souffrance des proches

Les familles des deux adolescents ont par ailleurs été considérées irrecevables dans leur constitution de parties civile, même si le tribunal a affirmé ne pas "méconnaître la souffrance des proches. Une souffrance, "considérablement alourdie", selon le tribunal, par le traitement médiatique et politique des événements.

Alors que le président et ses deux assesseurs se retiraient après la lecture du délibéré, la colère des proches a retentit : "vous êtes responsables". "On ne pardonne pas" ont-ils crié à l'encontre des deux policiers relaxés.

Pour le maire de Clichy-sous-Bois, Olivier Klein, ce procès était tout de même nécessaire (au micro d'Ersin Leibowitch de France Info)

3'07

"C'est forcément troublant, je perçois la tristesse des familles"

L'avocat des familles, Me Jean-Pierre Mignard, a annoncé sa décision de faire appel de cette décision au civil, dernier recours encore possible.

La décision, je la respecte, je ne l'estime pas

1'06

"C"est une sorte de 'circulez, y'a rien à voir'"

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