Des dizaines de milliers de Français se sont inscrits sur les différents groupes Facebook appelant à la mobilisation ce samedi contre la hausse des prix des carburants. Mais impossible de savoir combien ils seront réellement à battre le pavé. Les policiers sont donc dans l'expectative.

Face à la colère des "gilets jaunes", les policiers seront en nombre dans les grandes villes ce samedi.
Face à la colère des "gilets jaunes", les policiers seront en nombre dans les grandes villes ce samedi. © Maxppp / Vincent Isore

Des milliers de "likes", de partages sur Facebook, mais combien seront-ils ce samedi sur les routes, les parkings ou les ronds-points, contre la hausse des taxes sur les carburants ? Les policiers s'interrogent également sur la volonté, réelle ou affichée, des Français de paralyser le pays. Face à toutes ces interrogations, le gouvernement multiplie les avertissements et positionne les forces de l'ordre sur les points stratégiques.

Dans les grandes villes et sur les principaux axes routiers

Face à un mouvement sans véritable meneur, avec une organisation approximative, un haut responsable de la police nationale l'avoue : "_c'est le brouillard_, mais on n'a pas vraiment de crainte en matière de sécurité intérieure". 

Les autorités ont décidé de positionner les policiers dans les grandes villes en priorité, notamment celles qui ont connu des débordements ces dernières années, comme Paris, Nantes, Rennes ou encore Marseille. Il y aura également des forces de l'ordre dans les rares villes où les manifestations ont été déclarées, une centaine sur les 1 500 actions annoncées.

Les gendarmes eux seront sur les principaux axes routiers, notamment les autoroutes. De nombreuses pages Facebook appellent en effet à bloquer les péages, comme à Antibes ou à Nemours en Seine-et-Marne. Au total, une trentaine de compagnies de CRS sont mobilisées, et toutes les brigades territoriales sont en alerte.

Le jour d'après

Selon nos informations, les services de renseignement intérieur n'ont pour le moment pas détecté de mobilisation particulière de mouvances d'ultra gauche ou d'extrême droite.

Mais, ce qui préoccupe fortement les forces de l'ordre, c'est le climat qui va régner dans les prochains jours. Notamment si les meneurs, qui vont forcément émerger de la manifestation, veulent en découdre différemment.

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