Quatre personnes ont été placées en garde à vue ce jeudi matin à Marseille, dans le cadre de l'enquête préliminaire sur des procurations jugées douteuses. Un commandant de police figure parmi les personnes entendues, après une enquête interne à l'institution.

Image d'illustration procurations
Image d'illustration procurations © Radio France / Mickaël Chailloux

Le code électoral l'exige : pour qu'une procuration soit valable, il faut que l'officier de police judiciaire l'ait recueillie directement auprès de l'électeur qui la dépose, afin d'être sûr que ce dernier est bien près à confier sa voix à une tierce personne. 

Or, lors de la dernière campagne pour l'élection municipale à Marseille, une candidate de la liste LR se vantait de pouvoir aller elle-même déposer les documents au commissariat, et les faire valider sur place.

Contrôle interne

L'existence de "services", révélée par France 2 et Marianne, a donné lieu à l'ouverture d'une première enquête préliminaire, mi-juin. Et a également attiré l'attention de la hiérarchie policière : il y aurait donc, à Marseille, si l'on en croit cette candidate, des agents de police prêts à valider des procurations sans voir les électeurs qui les délivrent ?

Un contrôle interne à la police, lancé dans la foulée de ces révélations, a conduit à de nouveaux soupçons, cette fois dans le 8e secteur, celui dans lequel vient d'être réélue Samia Ghali, et à l'ouverture d'une deuxième enquête préliminaire, pour laquelle quatre personnes, dont un commandant de police, ont été placées en garde à vue ce jeudi matin.

Cette enquête, confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire, vise à déterminer comment ont été recueillies les procurations, de quoi était au courant le commandant de police, et surtout, à vérifier si certains candidats ou militants n'en auraient pas profité pour déposer des procurations au nom de personnes trop vulnérables pour décider d'elles-mêmes à qui elles accordaient leur voix.

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