On a peu vu Nicolas Bonnemaison depuis son acquittement le 25 juin 2014. On avait alors laissé un homme de 53 ans, lunettes tombantes, cheveux courts et regard un peu fatigué.

Nicolas Bonnemaison  par Othilie Pournain
Nicolas Bonnemaison par Othilie Pournain © Esba TALM - Angers

Ce fils d’un chirurgien passionné de courses de voitures, originaire de Bordeaux, a fait son internat à l’hôpital de Bayonne en 1989. Il continue ensuite à y exercer comme médecin urgentiste.

Sensibilisé aux questions autour de la fin de vie, il réalise sa thèse de doctorat sur les “Soins palliatifs et accompagnement de fin de vie”. A l’hôpital de Bayonne, il participe ensuite à la création d’un service de soins palliatifs.

Ce père de deux adolescentes, qualifié de “bon père” et marié à une anesthésiste qui travaillait dans le même hôpital, laisse également apparaître une “personnalité fragile”, “dépressive”. Vraisemblablement affecté par le suicide de son père alors qu’il avait 26 ans, il abandonne ses études pendant un an. Plus tard, Nicolas Bonnemaison vit un nouvel épisode dépressif et suit une psychothérapie pendant deux ans après avoir eu une relation extra-conjugale avec une infirmière.

Le 14 avril 2014, à la suite du renvoi de Nicolas Bonnemaison devant les assises, la chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins à Paris a décidé de la radiation de l’urgentiste de l’ordre des médecins.

Son avocat, Me Arnaud Dupin avec Jean-Philippe Deniau : "Monsieur Bonnemaison est aujourd'hui sur le banc des accusés parce qu'on n'est pas capable d'assumer la réalité de ce à quoi il a été confronté. On ne peut pas considérer que le docteur Bonnemaison est un criminel. Le docteur Bonnemaison est plutôt dans la logique d'un médecin qui, face à la difficulté, a su trouver des solutions pour apaiser. Je ne comprends pas ce que fait le docteur Bonnemaison une nouvelle fois devant la cour d'assises. C'est une épreuve dure, on lui a déchiré sa blouse, on a abîmé sa vie".

En mai dernier, il a réintégré le centre hospitalier de la côte basque, à un poste de chargé d’études dans le secteur administratif, un “emploi contractuel à mi-temps et à durée déterminée” avait précisé à l’époque l’établissement dans un communiqué.

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