L’ex-urgentiste bayonnais de 54 ans a été retrouvé inanimé dans un véhicule, sur la commune de Tosse, dans les Landes
L’ex-urgentiste bayonnais de 54 ans a été retrouvé inanimé dans un véhicule, sur la commune de Tosse, dans les Landes © MaxPPP

Dans un dramatique rebondissement, l'ex-urgentiste bayonnais, condamné il y a une semaine à de la prison avec sursis pour avoir donné la mort à une patiente en fin de vie, a fait samedi une tentative de suicide. Il est entre la vie et la mort.

Comme un sombre présage, sa fragilité avait été évoquée lors de son procès. Une semaine après sa condamnation à de la prison avec sursis pour avoir donné la mort à une patiente en fin de vie plus tard, ce samedi, Nicolas Bonnemaison est entre la vie et la mort après une tentative de suicide. L’ex-urgentiste bayonnais de 54 ans a été retrouvé inanimé dans un véhicule, sur la commune de Tosse, dans les Landes, près de Dax, sur un chemin de terre, en lisière de forêt, apparemment après avoir absorbé des médicaments. Il a été transporté en hélicoptère au CHU de Bordeaux.

> Notre dossier consacré à l'affaire Bonnemaison

Des joggueuses ont donné l'alerte

Ce sont des joggeuses, intrigués par le moteur tournant d'un véhicule, qui ont donné l'alerte peu avant 10h. Il y a sept jours à peine, Nicolas Bonnemaison a été condamné en appel par la Cour d'assises d'Angers, pour avoir délibérément donné la mort à une patiente de 86 ans en avril 2011, deux jours après son hospitalisation à la suite d'un accident vasculaire cérébral hémorragique qui l'avait plongée dans le coma.

Fragile après plusieurs épisodes dépressifs

L'éventuelle "fragilité" psychologique du Dr Bonnemaison avait été longuement évoquée au procès d'Angers, l'accusé ayant connu par le passé des épisodes dépressifs, notamment en 2009, peu avant les faits jugés. Pourtant, plusieurs experts psychiatres avaient souligné l'absence de "dimension pathologique" dans sa personnalité, pas "cliniquement dépressif" au moment des faits, malgré "un petit filet d'anxiété", presque "banale". Un autre avait toutefois relevé des "éléments de vie parallèle" entre NicolasBonnemaison et son père, ancien chef de clinique, figure tutélaire et père admiré, qui s'est suicidé en 1989.

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