Roland Coutanceau à la barre par Thomas Mélandre
Roland Coutanceau à la barre par Thomas Mélandre © Esba TALM - Angers

C’est certes un homme intelligent : “une intelligence nettement supérieure à la moyenne”, “un QI de 120”. Mais les deux experts psychologue et psychiatre qui ont examiné Nicolas Bonnemaison et déposent ce matin à la barre décrivent un homme somme toute commun: “quelques traits significatifs de la personnalité mais dans le spectre de la normale”, “assez banal”, “un discours argumenté”, “une stabilité émotionnelle”.

Alors, il y a bien le suicide de son père, deux hospitalisations en psychiatrie pour des épisodes dépressifs. Mais le psychologue Alain Penin évoque aujourd’hui “des anxiétés modérées : pas d’attaque de panique, de crise d’anxiété aiguë, de phobie.”

Nicolas Bonnemaison et ses avocats par Thomas Mélandre
Nicolas Bonnemaison et ses avocats par Thomas Mélandre © Esba TALM - Angers

Il y a aussi cette “hyper identification à autrui”, selon l’expert psychiatre Roland Coutanceau : “cela revient à se mettre à la place des autres, de prêter à l’autre une émotion et de déterminer ses actes en fonction.” Mais il précise aussi : “c’est un mécanisme normal qui existe chez beaucoup de gens dans cette salle.”

Mais surtout, il n’y a, pour Roland Coutanceau, pas d”intention de donner la mort”. Question cruciale puisque la seule, ou presque, qui importe dans ce procès : “dans sa subjectivité, il ne tue pas, il soulage”, conclut l’expert. “Quand on empoisonne, il y a un mobile.”

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