nicolas sarkozy reste le candidat préféré des sympathisants ump pour 2017
nicolas sarkozy reste le candidat préféré des sympathisants ump pour 2017 © reuters

Selon le Canard enchainé, qui cite les PV de son audition, l'ancien président aurait été particulièrement combatif pendant ses neuf heures de garde à vue, s'en prenant tour à tour "aux flics, aux juges, à sa prétendue taupe et même à son avocat".

Sa garde à vue le 1er juillet avait beaucoup fait parler, y compris le principal intéressé qui s'était fendu d'une interview sur TF1 pour se défendre publiquement de ces accusations. Mais c'était visiblement bien peu par rapport à sa défense en pleine garde à vue, face à des policiers un peu désarçonnés par ce client difficile.

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C'est en tout cas ce qui ressort des PV d'audition que le Canard enchainé dit avoir consultés. On y apprend que Nicolas Sarkozy a été un gardé à vue particulièrement retors, qui ne s'est pas privé de "charger" les juges mais aussi ses co-accusés.

"Une insulte à mon intelligence"

L'accusation de trafic d'influence ? Battue en brêche : Thierry Herzog, son avocat, aurait simplement demandé à Gilbert Azibert, magistrat à la Cour de Cassation, des conseils... Et certainement pas des informations, comme le soupçonnent les juges. "Je trouvais que c'était plutôt une bonne idée", lance même l'ancien président.

La procédure contre lui ? Une volonté de "l'humilier", dit-il déjà, un argument qu'il reprendra publiquement lors de son interview. Pendant les neuf heures de garde à vue, il se plaint en particulier de l'appartenance d'une des juges au Syndicat de la magistrature.

Mais c'est au moment d'évoquer les conversations téléphoniques entre Thierry Herzog et lui que Nicolas Sarkozy semble perdre son calme. "Ce que vous dites est une insulte à mon intelligence !", peut-on lire sur le PV d'audition (une version écrite et policée, selon le "Canard"). "Je vous demande de bien réfléchir à qui je suis, à ma carrière. Si j'avais besoin d'informations, ferais-je appel à M. Azibert ?"

Et quand on évoque un Thierry Herzog assurant par téléphone que "Gilbert a bien bossé", l'ancien président tacle : "qu'est-ce que ce serait s'il avait mal bossé !" Décidément, avec des amis comme ça...

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