nicolas sarkozy devrait attendre l’automne pour livrer ses intentions
nicolas sarkozy devrait attendre l’automne pour livrer ses intentions © reuters

L'ancien président n'a finalement pas été entendu sous le statut de témoin assisté, mais bien placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre. Il est soupçonné de trafic d'influence, tout comme son avocat Thierry Herzog.

Nicolas Sarkozy est arrivé dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre peu avant 8h. Il est au centre d'une information judiciaire ouverte le 26 février pour trafic d'influence et violation du secret de l'instruction, sur la base d'écoutes téléphoniques.

Il a répondu à une convocation qui fait suite au placement en garde à vue, lundi, de son avocat Me Thierry Herzog et de deux avocats généraux de la Cour de cassation. Trois gardes à vue prolongées de 24 heures.

Les enquêteurs soupçonnent un réseau d'informateurs au sein de la justice et de la police d'avoir renseigné l'ancien président de la République sur les procédures judiciaires le visant.

► ► ► ALLER PLUS LOIN | Gardes à vue en série dans l'entourage de Nicolas Sarkozy

Les deux hauts magistrats concernés de la cour de cassation, Gilbert Azibert et Patrick Sassoust, ont été interpellés lundi à l'aube à Bordeaux, dont ils sont tous deux originaires, et transférés à Nanterre (Hauts-de-Seine), selon une source judiciaire.

Dans le même temps, Thierry Herzog s'est rendu à une convocation de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), où il a été placé en garde à vue.

"Justice" contre "acharnement"

Du côté des amis de Nicolas Sarkozy, on dénonce une fois encore une acharnement de la justice contre l'ancien président de la République. Sur Twitter, le maire UMP de Nice Christian Estrosi a immédiatement défendu son "ami".

Pour Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais, le dossier ne tient pas (il répond à Claire Servajean)

Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, appelle lui à plus de retenue quand il s'agit d'enquêtes judiciaires : "si nous menaçons les uns et les autres par nos déclarations une institution républicaine comme la justice, c'est vraiment quelque chose qui ne rend pas service à l'ensemble de la Nation".

Même argument chez Eva Joly, l'eurodéputée écologiste et ancienne juge d'instruction : pour elle, qu'un ancien président puisse être placé en garde à vue, c'est une bonne chose

Sarkozy et les juges
Sarkozy et les juges © Radio France
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.