Radar décoré de Lego à Toulouse
Radar décoré de Lego à Toulouse © MaxPPP / Nathalie Saint-Affre

Le délégué interministériel à la sécurité routière a démenti les annonces de presse sur une privatisation des contrôles de vitesse. Seul le pilotage de voitures équipées de radars embarqués sera "externalisé".

Le 2 octobre dernier, Manuel Valls avait annoncé l'externalisation de certaines tâches de contrôles par radars mobiles, autrement dit les confier à des prestataires privés agréés par l'État.L'objectif étant de faire des économies tout en assurant une couverture plus importante des contrôles routiers.

Emmanuel Barbe a précisé aujourd'hui ces nouvelles tâches : elles ne concernent que le pilotage des véhicules transportant ces nouveaux radars mobiles.

On privatise juste l'action de bouger la voiture , avec un chauffeur qui va se promener avec ce radar. On va dire avant au chauffeur par où il doit passer et après vérifier qu'il l'a bien fait. On contrôlera tout ce qu'il va faire dans le cadre d'un marché public. Ces voitures liront automatiquement les panneaux. L'entreprise privée ne participe en rien à la constatation de l'infraction.

Il précise également qu'aujourd'hui déjà,les policiers et les gendarmes qui pilotent ces véhicules ne dressent aucun procès verbal . "Le PV est fait par un officier à Rennes au Centre automatisé de constatation des infractions routières".

Le dispositif sera expérimenté à la fin du mois d'août, avec une généralisation probable prévue en janvier 2017. Il doit permettre à terme de multiplier par trois les contrôles routiers sans consommer trop de policiers et gendarmes, déjà "mobilisés sur beaucoup d'autres tâches en ce moment".

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