La façade de la Samaritaine, symbole du style Art déco.
La façade de la Samaritaine, symbole du style Art déco. © Radio France

La justice a confirmé en appel l’annulation du permis de construire autorisant les travaux dans cet emblème parisien. Une nouvelle fois, des raisons esthétiques ont motivé la décision.

Coup de théâtre ce lundi : les travaux sont de nouveau arrêtés. Ils avaient repris en octobre, quand la justice administrative avait ordonné le sursis à exécution de la décision du Tribunal administratif de mai.

Une façade "dissonante"

Le projet à 450 millions d’euros n’est toujours pas prêt de voir le jour, pour la plus grande satisfaction des deux associations de sauvegarde du patrimoine qui ont introduit le recours : SOS Paris et la SPPEF.

Alexandre Gady, président de la Société pour la protection des paysages et de l’esthétique de la France, se félicite de cette décision de la Cour Administrative d’Appel de Paris. Il a été joint par Catherine Duthu.

Une architecture contemporaine, oui... Mais qui prenne en compte l'héritage. C'est pas très révolutionnaire !

Cette fois encore, c’est la façade qui pose problème. Proposée par l’agence japonaise Sanaa, pourtant lauréate en 2010 du prestigieux prix Pitzker, l’équivalent du Nobel d’architecture, elle serait dissonante à côté des immeubles en pierre, typiques du style haussmanien. Dans le projet, la façade blanche de 73 mètres de long et de 25 mètres de hauteur comporterait peu d’ouvertures, mais des ondulations de verre sérigraphiées.

La saga judiciaire continue

Mais la décision de la Cour d’appel de Paris de ce lundi n’entame pas la détermination du groupe LVMH, propriétaire du bâtiment. Le groupe de luxe compte bien saisir le conseil d’Etat pour réussir à transformer l’ancien grand magasin, symbole du style Art déco, en hôtel, bureaux et commerces. Le projet comprend également des logements sociaux et une crèche.

La commission du Vieux Paris a également émis un avis défavorable au projet, cette section de la rue de Rivoli étant la première percée entreprise sous le Second Empire. L’îlot de la Samaritaine est fermé depuis 2005.

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