Frédéric Oudéa
Frédéric Oudéa © Radio France

Le directeur de la Société générale, Frédéric Oudéa a de nouveau contesté ce mercredi les soupçons d’évasion fiscale visant son groupe lors d’une audition au Sénat.

Après avoir été accusé de faux témoignage par certains élus pour des propos remontant à 2012, Frédéric Oudéa a de nouveau contesté les soupçons d’évasion fiscale de la part de la Société Générale. La banque est accusée d’avoir facilité des cas de fraude fiscale à travers le montage de sociétés offshore. Début avril, après la révélation des "Panama Papers", plusieurs sénateurs, dont Eric Bocquet, sénateur communiste, républicain et citoyen de Nord-Pas-de-Calais-Picardie, avait annoncé leur intention de saisir le Sénat.

Ils estimaient que Frédéric Oudéa avait menti devant la commission d’enquête sénatoriale sur l’évasion de capitaux en 2012. Le directeur de la Société générale avait déclaré, sous serment, que sa banque avait fermé ses implantations dans les pays figurant sur la liste grise des paradis fiscaux, comme le Panama. Seulement, en avril, les "Panama Papers" et l’enquête du Monde ont montré que la banque a créé 979 sociétés offshore.

"Une information erronée et injustifiée"

Pour se défendre devant la commission des finances du Sénat, Frédéric Oudéa a déclaré : "Laisser penser que le groupe Société générale serait au cœur de l’évasion fiscale est une information erronée et injustifiée". Il a également insisté sur les procédures mises en place par la banque pour s’assurer de la transparence des sociétés offshore. Il a affirmé que la Société générale avait effectué 70 déclarations de soupçons sur de ces sociétés. À la fin du mois de mars, le nombre de sociétés offshore et montées avec Mossack Fonseca était de 66, dont six au Panama.

Frédéric Oudéa a précisé que neuf autres sociétés offshore montées au Panama avec d’autres cabinets venaient s’ajouter aux autres. Le président de cette commission d’enquête, le sénateur Philippe Dominati (Les Républicains) a souligné, ce mercredi, qu’il ne voyait "rien qui puisse amener le bureau du Sénat à poursuivre". Sur le principe, tout le monde peut créer une société offshore à partir du moment où elle recouvre une activité réelle et/ou les profits sont déclarés.

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