Alors que l'affaire des Paradise Papers révèle que 11,3 millions d'euros d'avoirs de la reine d'Angleterre ont été placés aux îles Caïmans et aux Bermudes, les Britanniques réagissent.

L'es avoirs de la reine placés aux Caïmans, une affaire qui secoue la classe politique britannique.
L'es avoirs de la reine placés aux Caïmans, une affaire qui secoue la classe politique britannique. © AFP / Carl Court

L'enquête menée par le Consortium international de journalistes d'investigation a révélé que la reine d'Angleterre possède des avoirs placés dans des paradis fiscaux. 

C'est une société qui gère ses biens, soit 7,5 millions de dollars, dans un fonds aux Iles Caïman. Mais, circonstance aggravante, par un système d'écran, ce fonds a lui-même investi dans une société honnie de beaucoup de Britanniques parce qu'elle fait du crédit à la consommation à des taux excessifs.

Dans les rues de Londres, il est impossible de manquer cette photo de la reine. Elle est partout ce matin dans les kiosques, à la Une des tabloïds, sous le nez des passants. A l'image de Gordon, retraité en colère : "On devrait abolir la famille royale, se débarrasser d'eux. Ils nous arnaquent. Ils l'ont fait toute leur vie. Ils le font tous, tous ces gens riches qui planquent de l'argent à l’étranger et qui attendent que les gens ordinaires paient leurs impôts."

Fossé entre les plus riches et les contribuables ordinaires

Ce fossé entre les plus riches et les contribuables ordinaires c'est ce que dénoncent aussi les élus travaillistes ce lundi matin. "Je suis choqué", explique John Mc Donnell en charge des dossiers financiers. Il réclame une enquête sur l'évasion fiscale. La députée Margaret Hodge, s'attaque elle aux conseillers aux comptables aux avocats. Elle demande plus de transparence. C'est aussi la priorité pour Rebecca Sutney, qui travaille dans l'événementiel : "S'il y a des moyens légaux de le faire, il ne faut pas s'étonner que ça existe."

Plusieurs associations réclament les informations fiscales des personnalités publiques depuis des années. Tax Justice Network, le réseau pour plus de justice fiscale, rappelle qu'il a écrit il y a quatre ans à la reine pour lui demander justement son aide dans la lutte contre les paradis fiscaux. 

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