L'avocat général par Anthony Hranyczka
L'avocat général par Anthony Hranyczka © Esba TALM - Angers

“Une blague de corps de garde”, selon la présidente. “Des propos odieux” selon Nicolas Bonnemaison, lui-même. L’accusé a exprimé ses regrets d’avoir parié sur la mort d’un patient “dans la salle de garde”: “ça permet de relâcher la pression”, se justifie-t-il.

Le problème, c’est que Nicolas Bonnemaison fait cette même plaisanterie à deux reprises. Deux fois, il parie un gâteau au chocolat avec un aide soignant. Deux fois, la patiente concernée décède dans les heures qui suivent.

Alors certes, il s’agit de patients en fin de vie. En toute fin de vie, même. Des patients pour lesquels on avait prévenu les familles que “c’était la fin”. Mais tout de même, la question des paris pourrait fournir une explication à ceux qui tentent de démontrer que le docteur Bonnemaison a bien eu intention de donner la mort. Soit la seule question passible d’une condamnation devant la cour d’Assises.

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Instant d'audience par Octave Ly
Instant d'audience par Octave Ly © Esba TALM - Angers
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