Le père Preynat encadrait dans les années 80 et 90 un groupe de scouts dans la banlieue lyonnaise. Il est accusé par quatre hommes d'agressions sexuelles. Il avait saisi la justice affirmant qu'à l'époque des cas retenus, entre 1986 et 1991, le délai de prescription était de trois ans. Mais la législation a été modifiée pour rallonger le délai de prescription : les victimes peuvent aller en justice jusqu'à l'âge de 38 ans.

Le juge chargé du dossier a donc donné raison à l'accusation, permettant la poursuite de la procédure. La défense du prêtre peut encore contester cette ordonnance devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel.

L'Eglise catholique dans la tourmente

Parallèlement à ce dossier, une enquête a été ouverte sur des faits de "non-dénonciation" dont l'archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin, et d'autres membres du diocèse sont accusés par les victimes. La semaine dernière, le cardinal Barbarina demandé pardon aux victimes lors d'une messe préparative aux fêtes de Pâques.

Une perquisition des locaux du cardinal Barbarin

C'est dans le cadre de cette enquête ouverte pour non-dénonciation d'agressions sexuelles, qu'une perquisition a eu lieu mercredi matin dans les locaux de l'évêché à Lyon.

Dans son communiqué le diocèse écrit :

Le cardinal Philippe Barbarin a exprimé à de nombreuses reprises sa volonté de coopérer en toute transparence avec la justice: il se tient à sa disposition avec confiance.

Cette perquisition est intervenue aussi dans le cadre d'une seconde enquête préliminaire, ouverte après le signalement au parquet, en février, de faits de pédophilie anciens d'un autre prêtre du diocèse. Ce signalement émanait d'une ancienne victime, exerçant aujourd'hui une fonction importante au ministère de l'Intérieur.

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