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C'est la première fois que l'interdiction administrative de sortie de territoire est utilisée depuis son inscription dans la loi antiterroriste votée en novembre dernier.

Six Français, dont les services de renseignement estimaient qu'ils se préparaient bientôt se rendre en Syrie, se sont vus confisquer leurs passeports et leurs cartes d'identité, pour une durée de six mois renouvelable.

Cette disposition est inscrite dans la loi antiterroriste votée en novembre, suite à l'important nombre de départ de Français pour la Syrie et le "Djihad". Elle n'avait toutefois pas encore été appliquée.

Pour Bernard Cazeneuve, cette décision protège le pays mais également ceux qui ont voulu aller en Syrie

Interrogé sur ces premières interdictions administratives de sortie de territoire, Manuel Valls, en visite au Salon de l'Agriculture a répondu qu'"il y en aura d'autres". Et effectivement, une quarantaine de dossiers sont actuellement en cours d'instruction, selon les autorités.

Les explications de Nathalie Hernandez

Quelque 400 Français sont en Syrie, estiment les autorités

180 sont rentrés en France et 200 seraient quelque part en Europe en train d'essayer de rejoindre Daech.

La France, particulièrement attentive après les attentats djihadistes qui ont fait 17 morts début janvier à Paris et Montrouge, a décrété la "mobilisation générale" fin janvier. Elle a annoncé le déblocage de 736 millions d'euros sur trois ans. Une partie des mesures annoncées sera incluse dans la loi sur le renseignement qui devrait être présentée en mars au Parlement, en vue d'une adoption définitive début juin.

L'Europe mobilisée

En Allemagne, où 550 Allemands ont rejoint les combats en Syrie, selon les autorités qui estiment à 180 le nombre de ceux qui sont revenus, un projet de loi prévoit une confiscation des papiers d'identité pendant une période pouvant atteindre trois ans pour les candidats au djihad.

Les autorités britanniques chiffrent à 600 le nombre de personnes parties au combat; 300 seraient rentrées. La police est désormais autorisée à saisir le passeport des ressortissants britanniques qui tentent de quitter le pays pendant une période de 30 jours maximum et peut aussi empêcher les Britanniques soupçonnés d'être liés à l'EI de rentrer au Royaume-Uni.

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