Patrick Henry en 2002
Patrick Henry en 2002 © MaxPPP / Stéphane Geufroi

La cour d’appel de Paris a rejeté jeudi la demande de liberté conditionnelle de Patrick Henry. Cet homme de 63 ans est en détention depuis 40 ans pour le meurtre d’un enfant.

« C’est non ! », a constaté son avocate. Maître Carine Delaby-Faure a expliqué que « la cour a infirmé la décision du tribunal d’application des peines » de Melun. Ce tribunal avait accordé en janvier cette libération conditionnelle à celui qui fut le symbole de la lutte contre la peine de mort.

Condamné en 1977 à la réclusion à perpétuité, Patrick Henry devait bénéficier d’une libération conditionnelle en 2017 mais le parquet avait fait appel.

Abolition de la peine de mort

Son avocate, qui s’est dite terrassée par cette décision, a déclaré vouloir se pourvoir en cassation.

Son client a passé 40 ans de sa vie sous les verrous mise à part une parenthèse d’un an et demi de liberté conditionnelle en 2001 et 2002. Il avait alors été arrêté avec dix kilos de cannabis dans le coffre de sa voiture. Depuis, il est à nouveau en détention.

Grâce à son avocat, Robert Badinter, l’homme avait échappé à la peine de mort en 1977. Quatre ans après, cet avocat devenait garde des sceaux et obtenait l’abolition de la peine de mort.

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