Paul Barril
Paul Barril © Radio France

L'ancien super gendarme Paul Barril est désormais dans le collimateur de la justice pour son rôle pendant le génocide au Rwanda, durant l'été 1994. Pour la première fois, il s'exprime sur le sujet, sur France Inter.

800 000 Tutsis et Hutus modérés massacrés, à l’époque, par les extrémistes Hutus. Depuis plusieurs mois, une enquête est ouverte contre Paul Barril pour "complicité de génocide". La justice le soupçonne d'avoir tenté, en plein drame, de fournir armes et munitions.

C'est en perquisitionnant au domicile de Paul Barril que les enquêteurs mettent la main sur plusieurs contrats entre la société de Paul Barril et le gouvernement extrémiste rwandais.Des contrats pour fournir des hommes, des munitions ou de l'armement, en plein génocide, malgré l'embargo sur les armes des Nations-unies.

A partir des années 90, l'ex-membre de la cellule anti-terroriste de l'Elysée Paul Barril, reconverti dans le privé, s'était mis au service du président rwandais Habyarimana, soutenu par la France. Mais il dément avoir aidé les génocidaires...

J'ai jamais vendu une cartouche, une arme. Tout ça, c'est du fantasme. C'est impossible de vendre sans autorisation. Dites-moi les armes, dites-moi la société, qui les a transporté, comment c'est arrivé ? Vous êtes en train de me dire "Barril a transporté la Tour Eiffel"...

Barril explique qu'il ne serait resté que cinq jours au Rwanda entre 90 et 94, uniquement pour des missions de renseignement. Pourtant, de nombreux témoignages et documents indiquent que son rôle serait allé beaucoup plus loin... C'est le pôle Génocide de Paris qui est désormais chargé de l'enquête.

► ► ► POUR ALLER PLUS LOIN | L'enquête de la rédaction, à écouter dimanche 19 janvier à 9h10

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