Le geste pourrait bien être historique : l'organisation séparatiste a fourni une liste de caches d'armes et d'explosifs en Pyrénées-Atlantiques, près de 60 ans après sa création.

Un employé municipal efface un graffiti ETA après l'abandon de la lutte armée en 2011
Un employé municipal efface un graffiti ETA après l'abandon de la lutte armée en 2011 © Reuters / Vincent West

C'est "un jour incontestablement important" et un "grand pas", pour le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl. En remettant à la France une liste de caches d'armes, six ans après avoir officiellement renoncé à la lutte armée en 2011, le groupe ETA s'engage à devenir un groupe désarmé, entièrement consacré à la lutte politique. ETA est encore aujourd'hui classée comme "organisation terroriste" par plusieurs pays (dont la France), et la majeure partie de ses troupes (350 personnes environ) est en prison.

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Après la remise d'une liste de huit caches d'armes, les sites ont été inspectés samedi matin par la police française. "Au fur et à mesure de ces localisations, les forces de l'ordre et de sécurité procèdent en temps réel à la sécurisation de ces sites et à la sécurisation des armes et explosifs qui pourront y être découverts", explique Matthias Fekl. Au total, ce sont pas moins de 120 armes à feu, trois tonnes d'explosifs et plusieurs milliers de munitions qui auraient ainsi été récupérées. Le ministre de l'Intérieur assure également que la décision de remise de ces armes a été prises "de façon unilatérale par ETA", en gage de bonne volonté.

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