jean-françois copé gagne plus comme avocat que comme député
jean-françois copé gagne plus comme avocat que comme député © reuters

L'ancien président de l'UMP est soupçonné "d'abus de confiance", dans l'enquête sur le paiement par le parti des pénalités pour dépassement de frais de campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2012. C'est la première mise en examen pour Jean-François Copé, visé par ailleurs par l'enquête dans l'affaire Bygmalion.

Il avait été entendu dans la matinée par les juges chargés de l'enquête au pôle financier du parquet de Paris, avant d'être finalement mis en examen pour abus de confiance.

Selon ses avocats, "l'honnêteté et l'intégrité" de Jean-François Copé "ne sont nullement mises en cause" par cette mise en examen.

Un chèque qui n'a rien fait oublier

Nicolas Sarkozy, qui a depuis retrouvé la présidence de l'UMP (à la place de Jean-François Copé), avait réglé fin 2014 au parti ces pénalités, liées à l'invalidation de ses comptes de campagne de 2012. Il avait alors signé un chèque de 363.615 euros. Mais ce remboursement n'a aucun impact sur la procédure judiciaire qui suit son cours.

La régularité de la prise en charge par l'UMP de ces pénalités était notamment contestée par son ancien Premier ministre, François Fillon, et le parquet de Paris avait ouvert le 6 octobre une information judiciaire.

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