Sepp Blatter
Sepp Blatter © MaxPPP/EPA/PATRICK B. KRAEMER

Des documents ont été saisis lors de cette perquisition menée mardi dans le cadre de l'enquête suisse concernant le paiement suspect de 1,8 million d'euros de Sepp Blatter à Michel Platini.

Après les descentes de police à la Fifa à Zurich, c'est la Fédération française de football qui a été perquisitionnée à Paris. Cette perquisition a été effectuée par le parquet national financier français, en exécution d'une demande d'entraide de la justice suisse. Les recherches ont duré toute la journée, en présence de représentants de la justice suisse.

Les services du procureur de la Confédération ont indiqué que "des documents ont été saisis en lien avec le paiement suspect de deux millions de francs suisses (1,8 million d'euros-NDLR) qui fait entre autres l'objet d'une procédure". Une somme versée à Michel Platini, en principe pour le rémunérer pour une mission effectuée entre 1998 et 2002.

Ce que la FFF a confirmé mercredi en écrivant que la prequisition menée à son siège visait "des documents relatifs aux modalités de collaboration de Michel Platini avec la Fifa sur la période 1998-2002".

Blatter clame toujours son innocence

La réaction de Sepp Blatter n'est intervenue que ce mercredi :

Je suis très surpris pour la simple et bonne raison que les deux millions de francs suisses que la Fifa a versés à Michel Platini dans le cadre d'un contrat oral qui existait entre Michel Platini et moi, n'ont été versés ni à la FFF ni à l'UEFA mais sur un compte privé de Michel Platini dans une banque suisse.

La justice suisse a ouvert en septembre une procédure pénale à l'encontre de Joseph Blatter sur des soupçons de "gestion déloyale" et d'"abus de confiance". L'homme clame son innocence. Il a annoncé en juin 2015 sa démission de la présidence de la Fifa, en plein scandale déclenché par une vaste enquête de la justice américaine pour corruption visant des dirigeants de l'institution.

Michel Platini a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS), plus haute juridiction sportive, pour tenter de casser sa suspension. Ses avocats ont réagi :

Nous nous félicitons de cette nouvelle étape, car le plus tôt la justice suisse aura achevé son instruction, le plus tôt Michel Platini sortira de la rubrique des faits divers dans laquelle il n'a pas sa place.

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