Bernard Squarcini, au centre de la photo, a été perquisitionné ce vendredi 8 avril.
Bernard Squarcini, au centre de la photo, a été perquisitionné ce vendredi 8 avril. © MaxPPP

Le domicile parisien de Bernard Squarcini a été perquisitionné ce vendredi dans le cadre de trois enquêtes. Il s’agit notamment d’enquêter au sujet des accusations de financement libyen de la campagne électorale en 2007 de Nicolas Sarkozy dont Squarcini est un proche.

"Des juges d'instruction et des policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) ont procédé à cette perquisition au domicile" de l'ancien patron du renseignement intérieur (DCRI), selon des sources judiciaires.

Financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy

Ces perquisitions ont eu lieu dans le cadre de trois enquêtes différentes. Parmi ces enquêtes, celle concernant le financement libyen de la campagne électorale en 2007 de Nicolas Sarkozy. Depuis avril 2013, des juges enquêtent au sujet de ces accusations formulées, sans preuve, par l'intermédiaire Ziad Takieddine et d'ex-dignitaires libyens quand certains protagonistes ont démenti.

Rendez-vous secret

Pour éclaircir cette affaire, les juges cherchent à obtenir les déclarations de

Bachir Saleh, l'ex-argentier de Mouammar Khadafi aujourd'hui exilé, probablement en Afrique du Sud. L'exil de Bachir Saleh avait débuté en France. Des photos le montrant à Paris peu avant le second tour de la présidentielle de 2012, avaient paru dans la presse. Certains éléments accréditent l’existence d’une rencontre au pied de la Tour Eiffel le 3 mai entre Bachir Saleh, l'homme d'affaires Alexandre Djouhri et Bernard Squarcini.

Claude Guéant a été mis en examen

Après ce rendez-vous secret, Alexandre Djouhri avait contacté une compagnie de jets privés, qui avait affrété le 3 mai un avion pour Niamey. C’est à ce moment que l’on perd la trace en France de Bachir Saleh.

C’est dans cette même enquête que l'ex-secrétaire général de l'Élysée Claude Guéant a été mis en examen début mars. Il est mis en examen pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée. Au sujet de la vente alléguée de deux tableaux flamands pour expliquer un virement de 500.000 euros sur son compte.

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