Les recherchent se poursuivent pour retrouver la petite Maëlys, 9 ans. Il y a 14 ans, Philippe Guichard tentait de retrouver Estelle Mouzin. Emmanuel Leclere l'a rencontré.

Dans le cas d'une disparition, la médiatisation et l'appel à témoin sont essentiels pour l'enquête, comme ici avec Maëlys, disparue ce week-end
Dans le cas d'une disparition, la médiatisation et l'appel à témoin sont essentiels pour l'enquête, comme ici avec Maëlys, disparue ce week-end © AFP / PHILIPPE DESMAZES

C'est une véritable course contre la montre qui s'est engagée dans l'Isère pour retrouver Maëlys, cette jeune fille de neuf ans disparue ce week-end, en plein mariage. Des recherches massives qui s'orientent vers un enlèvement sur le parking et sont toujours complexes, dès le départ donc, avec cette urgence à retrouver la personne disparue, mais aussi au fil des années.

Ces "cold cases", Philippe Guichard les connaît bien. Aujourd'hui à la tête de l'Office central de répression des violences faites aux personnes (OCRVP), il était, il y a 14 ans, l'un des enquêteurs mobilisés pour retrouver Estelle Mouzin. A l'occasion de la journée mondiale des personnes disparues, ce mercredi, Emmanuel Leclere, reporter au service police-enquête de France Inter, a pu le rencontrer.

Si Philippe Guichard n'a pas souhaité évoquer les recherches en cours pour retrouver Maëlys, il sait bien à quel point ce sont les affaires les plus compliquées pour les enquêteurs sur le terrain, dans les heures qui suivent une disparition.

La médiatisation, élément essentiel pour retrouver des personnes disparues

"C'est pas comme un homicide" où il y a "'un corps découvert", explique-t-il, et où "on peut chercher des éléments - des indices - autour de ce corps". Dans le cas d'une personne disparue, les policiers et gendarmes doivent imaginer ce qui a pu se passer.

Le chef de l'OCRVP insiste sur l'importance de l'alerte enlèvement - ce week-end, la police manquait d'éléments pour déclencher le dispositif - ainsi que d'une médiatisation maximum des recherches. Même si, malheureusement, cela ne donne rien dans les 10 premiers jours d'enquête. "Dans tous les cas de figure, avoir quelqu'un s'épanche" peut permettre d'obtenir "une information improbable mais décisive", même des semaines ou des mois après la disparition.

Avec ses 54 agents, dont six sont affectés à temps plein sur les "cold cases", Philippe Guichard essaye de voir en permanence si de vieux dossiers d'enquêtes non résolues sur des disparitions ne contiendraient pas des failles. Y compris pour ses propres recherches, démarrées un soir de janvier 2003. "Il y a eu 12 000 procès verbaux de réalisés et je ne désespère toujours pas qu'on la solutionne un jour ou l'autre" explique l'enquêteur qui a à cœur de résoudre l'une des disparitions les plus médiatisées de France.

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