Le sénateur socialiste Philippe Kaltenbach
Le sénateur socialiste Philippe Kaltenbach © MaxPPP

Philippe Kaltenbach, sénateur socialiste et ancien maire de Clamart comparaît aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour corruption passive. Il est accusé d'avoir accepté au moins 1000 euros en liquide en échange de l'attribution d'un logement social.

Piégé par vidéo

C'est une vidéo, datée du 14 avril 2010 et mise en lige sur Internet, qui a révélé l'affaire. On y voit Philippe Kaltenbach accepter et ranger dans son portefeuille 1000 euros en liquide. Dans la même séquence, il est aussi question de l'attribution d'un logement social : "le prochain F3 qui se libère", assure-t-il.

L'ancien adjoint à la sécurité du maire, Mohamed Abdelouahed affirme avoir réalisé cette vidéo pour dénoncer un système de favoritisme. Il est, lui aussi, poursuivi par le tribunal pour corruption active, cette fois.

Selon son avocat, Me Tewfik Bouzenoune :

Pour pouvoir dénoncer une infraction, il a du y prendre part.

"Manipulation politique"

Pour sa défense, le sénateur socialiste hurle à la manipulation politique, ourdie selon lui par son ennemi de toujours : le maire de la ville voisine du Plessis-Robinson, l'UMP Philippe Pemezec. Nous sommes alors à l'époque en pleine campagne pour les législatives de 2012. C'est, en effet, Philippe Pemezec qui aurait signalé l'existence de cette vidéo au parquet de Nanterre.

Me Dominique Tricaud, avocat de Philippe Kaltenbach :

Il s'agit d'un complot. Le débat qui se pose n'est pas de savoir si c'est un complot ou pas mais de savoir si ce complot a fait apparaître quelque chose de vrai ou quelque chose de faux.

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Du côté de Philippe Kaltenbach, que l'on voit clairement empocher les billets, on explique qu'il s'agit du remboursement d'un prêt octroyé ... à l'auteur de cette vidéo filmée en caméra cachée.

Le procès s'ouvre ce matin devant la 15e chambre correctionnelle de Nanterre. Philippe Kaltenbach encourt, au maximum, dix ans d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.

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