J.-P. Huchon,  N. Vallaud-Belkacem, et F. Lalem, adjointe à Paris lancent le téléphone portable d'alerte pour les femmes
J.-P. Huchon, N. Vallaud-Belkacem, et F. Lalem, adjointe à Paris lancent le téléphone portable d'alerte pour les femmes © MaxPPP/Le Parisien

500 téléphones d'alerte vont être déployés dès septembre sur l'ensemble du territoire pour les femmes en grand danger, victimes de violences au sein du couple ou de viols.

Jusque-là, seuls 13 départements et 157 téléphones avaient été mis à la disposition de 304 femmes. Ce dispositif a permis de sauver des vies et d'interpeller les auteurs de ces violences. Les ministères de la Justice, de l'intérieur et des Droits des femmes ont donc travaillé ensemble pour pouvoir fournir une protection à un plus grand nombre de femmes.

Aujourd'hui seulement 16% de femmes dénoncent ces faits de violence auprès de la police et de la gendarmerie. La ministre de la justice Christiane Taubira, invitée hier soir sur France Info, veut "faire reculer le taux d'acceptabilité sociale, c'est-à-dire faire en sorte que la société tout entière soit de plus en plus vigilante et de moins en moins tolérante sur ces violences qui sont faites aux femmes".

Christiane Taubira

Des femmes meurent: une femme tous les deux jours, c'est énorme, c'est absolument insupportable

Le retour des femmes qui ont ce téléphone est excellent

Une très bonne nouvelle pour Ernestine Ronai, responsable depuis dix ans de l’"Observatoire départemental de Seine-Saint-Denis des violences envers les femmes" et coordinatrice nationale "Violences faites aux femmes" au Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes.

Elle avait été à l'origine de cette initiative en 2009 en Seine Saint Denis où avaient été expérimentés les premiers téléphones d'alerte.

Ernestine Ronai avec Nathalie Hernandez

Ça permet de protéger des femmes qui reprennent leur vie en main

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