Pour François Molins, aucune certitude sur l'identité de l'agresseur de la Goutte d'Or
Pour François Molins, aucune certitude sur l'identité de l'agresseur de la Goutte d'Or © MaxPPP /

Le procureur de Paris François Molins, invité de France inter, a fait le point sur l’enquête après l’attentat de la Goutte d’Or ce jeudi. Il s’est déclaré "pas du tout certain" que l'identité que l'assaillant d'un commissariat du XVIIIe arrondissement de Paris avait déclarée en 2013 lors d'une affaire de vol "soit réelle".

Cette affaire s'est déroulée à Saint-Maxime dans le Var. Cet homme, arrêté par la police, avait affirmé à la police s'appeler Sallah Ali et être né en 1995 à Casablanca. Selon le procureur de Paris, "cette identité est contredite par un papier manuscrit" retrouvé sur lui "sur lequel il y a la profession de foi musulmane, un drapeau de Daech dessiné, et son nom mais dans son nom il se dit Tunisien et pas Marocain". "Je ne suis pas du tout certain que l'identité qu'il a donnée soit réelle (...) Il n'est pas connu sous ce nom-là par les services de renseignement (...) Il va falloir travailler, déterminer l'identité, puis travailler sur un téléphone qu'on a trouvé, qui est doté d'une puce allemande", a-t-il détaillé.

Il brandissait un hachoir de boucher

François Molins assure que cette attaque "présente toutes les apparences, en termes de déroulement, de la légitime défense, face à un danger grave et imminent pour les personnels du commissariat".

Une affaire qui selon lui "illustre très bien le caractère protéiforme de la menace terroriste aujourd'hui en France, et ça illustre toute la difficulté de combattre ce type de menace". Jeudi vers 11h30, "un an jour pour jour, à dix minutes près", selon le procureur, après l'attaque contre Charlie Hebdo qui avait fait 12 morts le 7 janvier 2015, cet homme est arrivé en courant vers les policiers devant le commissariat de la Goutte d'Or. Il brandissait un hachoir de boucher.

Il n'a pas répondu aux différentes injonctions des policiers, qui ont alors ouvert le feu.

Une ceinture d'explosifs factice et une arme blanche

Il portait une ceinture d'explosifs factice et une arme blanche. Il a été abattu à Paris par des policiers alors qu'il tentait de pénétrer dans un commissariat, un an jour pour jour après la tuerie de Charlie Hebdo. L'agresseur, qui a crié "Allah Akbar", portait sur lui un papier sur lequel figurent le drapeau de Daech et une revendication manuscrite non équivoque en langue arabe. L'homme serait un marocain d'une vingtaine d'années déjà connu des services de police mais inconnu des services de renseignement.