douze personnes jugées après les violences de la fête du psg
douze personnes jugées après les violences de la fête du psg © reuters

Les premières condamnations pour les violences qui ont émaillé les célébrations du sacre du Paris Saint-Germain en Ligue 1 ont été prononcées mercredi soir.

Trois personnes jugées pour avoir jeté lundi des projectiles, bouteilles ou canettes, sur des policiers ont été condamnées à des peines allant de trois mois de prison avec sursis à quatre mois dont deux ferme avec mandat de dépôt.

Seule l'une d'entre elles passera ainsi la nuit en prison. Âgées de 18 à 25 ans, avec un casier judiciaire vierge, ces personnes niaient les faits qui leur étaient reprochés.

Ecoutez le reportage de Sara Ghibaudo

Me Juliette Daudé, avocate d'un des prévenus condamné à trois mois avec sursis déclare:

Pour le moment, c'est une satisfaction, ce n'est pas une peine exemplaire.

Comme elle, de nombreux défenseurs craignaient que leurs clients, dont la plupart clament leur innocence, soient condamnés à de lourdes peines "au vu de la médiatisation" de l'affaire. Un ancien pompier volontaire de 25 ans, également poursuivi pour jet de projectiles contre des policiers, a été relaxé de ce chef, au bénéfice du doute. Déjà condamné par le passé, une peine de deux mois de prison ferme a toutefois été prononcée à son encontre pour rébellion. Un homme de 23 ans, supporter du club de football parisien, a par ailleurs été condamné à un mois de prison avec sursis pour dégradation d'un scooter.

Ecoutez le témoignage d'Arnaud qui comparaissait hier

Le PSG, qui voulait se constituer partie civile dans plusieurs de ces cas, a été débouté de sa demande. Douze personnes au total devaient être jugées dans la soirée en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Paris, notamment pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique, dégradation d'un scooter ou encore vol.

"Amalgame"

le psg exprime ses regrets
le psg exprime ses regrets © reuters

Trois personnes de nationalité brésilienne et portugaise devaient encore être jugées dans la soirée pour violences volontaires contre des policiers. Elles nient les faits qui leurs sont reprochés et disent avoir été eux-mêmes victimes de violences. "Dans l'amalgame, ils ont été pris dans la bagarre", a dit à la presse leur avocate Amanda Tartour, affirmant que ses clients n'étaient pas des supporters du PSG.

Quatre personnes de 18 à 22 ans, pour la plupart étudiantes et avec un casier judiciaire vierge, devaient également être jugées pour vols de marchandises devant un magasin de vêtements sur les Champs-Elysées. Quarante-sept personnes ont été interpellées lundi soir à la suite de ces violences qui ont fait une trentaine de blessés légers, dont trois membres des forces de l'ordre, et entraîné des centaines de milliers d'euros de dégâts.

Ecoutez les précisions de Delphine Gotchaux

Accusé d'amateurisme par la droite, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a promis des sanctions exemplaires à l'égard des "ultras" et des "casseurs" qui ont sévi sur l'esplanade du Trocadéro.

Le PSG est victime depuis des années de débordements de la part de certains de ses supporters, une situation qui embarrasse ses nouveaux propriétaires qataris. Après les violences de lundi, Manuel Valls a annoncé que le club parisien serait interdit de manifestations festives sur la voie publique.

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