Marine Le Pen dément être derrière la plume d''Anne Lalanne"
Marine Le Pen dément être derrière la plume d''Anne Lalanne" © MaxPPP

Marine le Pen comparaît mardi en correctionnelle à Lyon pour avoir comparé, en 2010, les prières de rue des musulmans à l'Occupation, une première pour celle qui a fait exclure son père du FN au nom de ses provocations répétées.

A l’annonce de son renvoi devant la justice il y a un mois, la présidente du Front national avait assuré qu’elle ne "raterait pas une telle occasion". Après avoir exclu son père, Jean-Marie Le Pen, pour ses provocations répétées, c’est à son tour de comparaitre devant la justice pour ses propos : ce mardi, Marine Le Pen comparaît devant le tribunal correctionnel de Lyon pour avoir comparé, en 2010, les prières de rue des musulmans à l'Occupation.

Quatre parties civiles, dont le Mrap et el Collectif contre l'islamophobie en France

Elle comparaîtra pour "provocation à la discrimination, à la violence ou à la haine envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion", assistée de son avocat, Me David Dassa Le Deist. Elle encourt une peine d'un an d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende. Face à elle, quatre parties civiles, dont le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF, ex-Association de défense des droits de 'Homme). Ce dernier avait déposé plainte dès le 1er décembre 2011, tandis que le Mrap s'était constitué partie civile en janvier 2013. Deux autres structures se sont greffées récemment aux plaignants initiaux : l'Observatoire national contre l'Islamophobie du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) et la Ligue judiciaire de défense des musulmans, association présidée par l'avocat Karim Achoui.

Marine Le Pen assure qu’elle parlait d’"occupation" avec un petit "o"

Les propos incriminés remontent à décembre 2010 à Lyon. Le temps de la "dédiabolisation" était déjà venu, et pourtant: lors d'une réunion publique de militants du Front National à la salle du pavillon du parc de la Tête d'Or, Marine Le Pen, alors en campagne pour la présidence du parti face au Lyonnais Bruno Gollnisch, avait dénoncé les prières de rue des musulmans en les comparant à l'Occupation. A plusieurs reprises, depuis l'annonce de sa convocation au tribunal, la présidente du FN a assuré qu'elle ne parlait d'"occupation" qu'avec un petit "o", sans faire référence à la Seconde Guerre mondiale. Elle compte profiter de ce procès pour dénoncer le "fondamentalisme" et une classe politico-médiatique française qui y serait soumise.

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