Le procès en appel pour fraude fiscale s'est ouvert ce mercredi 11 décembre pour les époux Balkany. Condamnés à 4 et 3 ans de prison ferme et 10 ans d'inéligibilité en première instance, ils ont tous deux fait appel de leurs condamnations.

Le procès en appel pour fraude fiscale s'est ouvert ce mercredi 11 décembre pour les époux Balkany.
Le procès en appel pour fraude fiscale s'est ouvert ce mercredi 11 décembre pour les époux Balkany. © AFP / STRINGER / AFP

Il est reproché à Monsieur et Madame Balkany d’avoir volontairement soustrait au paiement de l’impôt...". À l'ouverture du procès en appel pour fraude fiscale des époux Balkany, la présidente revient sur les faits qui doivent aux élus de Levallois-Perret, cette nouvelle comparution devant la justice. 

Et ces faits n’ont pas changé, le débat est le même que pour le procès de première instance qui s’est tenu il y a six mois. Comme au printemps dernier, les avocats de la défense se sont insurgés du non-respect, selon eux, de leurs droits. “Le procès équitable, on n’y a pas eu droit”, a plaidé Me Pierre-Olivier Sûr, avocat d'Isabelle Balkany. Comme au printemps dernier, le ministère public a rappelé la gravité des faits reprochés : “la fraude fiscale ce n’est pas une petite infraction”. 

Un fauteuil pour le maire

Et puis soudain, Isabelle Balkany qui, à la différence du procès de première instance où elle avait fait une tentative de suicide peu avant, est présente à l’audience, se lève. “Mme la présidente, mon mari souffre beaucoup du dos...“ Elle voudrait lui donner un médicament. Son avocat, Pierre-Olivier Sûr bondit à son tour : “C'est inadmissible qu’il ne puisse pas être dans un fauteuil !

Patrick Balkany se lève alors, lui aussi : “J’ai été opéré d’une tumeur à la colonne vertébrale, on m’a enlevé la moitié d’une vertèbre. Dans ma cellule, je ne peux pas m’asseoir, je suis obligé d’être couché toute la journée”

Chacun y va de son commentaire. Ce n’est plus le procès du riad de Marakkech ou de la villa Pamplemousse, dissimulés aux fisc. C’est celui des bancs de bois de la salle d’audience. 

Le box permet parfaitement l’exercice des droits de la défense”, lance le parquet général. “En plus aujourd’hui, c’est un peu particulier, ajoute la présidente. Avec les problèmes de transports, les effectifs de gendarmerie sont limités. Et si le prévenu est dans le box, il faut deux gendarmes … alors qu’il en faut trois, s’il est dehors.” 

On avise alors une chaise au fond de la salle, on se penche alors dans le box. “Là, ça peut passer ?”. "C'est peut-être un peu juste". L’audience est suspendue. À la reprise, Patrick Balkany voit sa demande de renvoi et de jonction des deux dossiers (le 2e doit être jugé en février) rejetée. Mais il a obtenu sa chaise.

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