le procès du volet “abus de faiblesse” de l’affaire bettencourt prévu en janvier 2015
le procès du volet “abus de faiblesse” de l’affaire bettencourt prévu en janvier 2015 © reuters

Trois ans d’instructions, de multiples demandes d’informations complémentaires, des nullités soulevées par les avocats … on pensait voir l’affaire Bettencourt fin prête à débouler devant les tribunaux.

Ce sera d’ailleurs bien le cas à partir du 26 janvier, devant le tribunal de Bordeaux. Mais la menace d’un renvoi du procès pèse sur les premiers jours d’audience. Les avocats des parties civiles et de la défense se réunissent aujourd'hui.

Il faut dire qu’entre temps, l’affaire a connu un nouveau rebondissement et non des moindre avec la mise en examen de Claire Thibout, ex-comptable de Liliane Bettencourt et principale accusatrice dans ce volet d’abus de faiblesse.

A la suite de plaintes de François-Marie Banie et Eric Woerth, tous deux prévenus dans ce procès, elle a été mise en examen pour faux témoignage.

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Si l’on en croit les premières déclarations de Claire Thibout, l’ancienne comptable aurait retiré 150 000 euros appartenant à l’héritière de L’Oréal pour les remettre à Patrice de Maistre. Celui-ci les aurait ensuite donné à Eric Woerth pour le financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Mais d’après l’enquête, Claire Thibout qui avait déjà perçu 400 000 euros pour son licenciement, aurait bénéficié d’un “dédommagement” supplémentaire sous forme de deux chèques de 200 000 euros signés par … Françoise Meyers, fille de Liliane Bettencourt et partie civile dans le dossier.

Quelques temps après, en novembre 2012, c’est un prêt 300 000 euros, accordé devant notaire par la fille des Bettencourt à leur ancienne salariée, qui a alerté les enquêteurs et fait l’objet d’un signalement à Tracfin, le gendarme des transactions financières.

Les avocats de Banier et de Maistre, à l’origine des plaintes contre Claire Thibout, y voient là la preuve d’un “achat” du témoignage de la comptable.

La question de la fiabilité du témoignage de Claire Thibout se posera donc dès l’ouverture du procès Bettencourt. Son statut de mise en examen l’empêche d’ailleurs de témoigner sous serment, quiconque ayant le droit de mentir pour sa propre défense.

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