François-Marie Banier devant la cour d'appel de Bordeaux
François-Marie Banier devant la cour d'appel de Bordeaux © Radio France / Corinne Audouin

Quatre prévenus, dont François Marie Banier, sont rejugés en appel à Bordeaux pour avoir abusé de la faiblesse de la milliardaire. Avec cette question centrale : que voulait vraiment Liliane Bettencourt ?

Elle a aujourd’hui 93 ans. Atteinte de la maladie d’Alzheimer, l’héritière de L’Oréal ne sait probablement pas qu’un nouveau procès à son nom vient de s’ouvrir devant la cour d’appel de Bordeaux . En première instance, le tribunal avait jugé que Liliane Bettencourt n’était plus en état de prendre des décisions éclairées à partir de septembre 2006. Les dons consentis ensuite relevaient donc de l’abus de faiblesse.

Une analyse que réfute Richard Malka, l’avocat de Martin d’Orgeval, à qui la milliardaire avait fait don de 5 photos et tableaux, estimés à plusieurs millions d’euros.

On n’a jamais entendu la parole de Liliane Bettencourt. On n’a pas voulu entendre les dizaines de fois où elle disait "je veux donner à d’autres , j’ai fait ce qu’il fallait pour ma fille, maintenant je veux donner à ceux que j’aime, à ceux qui me rendent heureuse". Sa fille ne l’entend pas de cette oreille, elle veut tout, jusqu’au dernier euro, jusqu’à ces photos et qui représentent l’équivalent de 80 euros pour quelqu’un qui en gagnerait 5000.

Comment déceler ce qu’aurait voulu Liliane Bettencourt ? Avait-elle conscience de donner autant d’argent ? A-t-elle été abusée, et à partir de quand ? Pour l’avocat général, "il est impossible, d’après le dossier, de dire ce qu’était la volonté de Liliane Bettencourt" pendant la période de prévention, entre 2006 et 2011. La question sera donc bien au cœur des débats, où chacun tentera de ressusciter la lucidité perdue de la milliardaire.

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