Après les "révélations" de Jérôme Cahuzac sur le financement politique de Michel Rocard, le tribunal s'intéresse ce mercredi, au transfert de son argent de la Suisse vers Singapour

Jérôme Cahuzac le 5 septembre au Palais de Justice de Paris
Jérôme Cahuzac le 5 septembre au Palais de Justice de Paris © AFP / PHILIPPE LOPEZ

L'audience reprend ce mercredi matin, après une première journée marquée par des "révélations" de l'ex-ministre du Budget sur le financement occulte des rocardiens. Jérôme Cahuzac a t-il vraiment ouvert un compte en Suisse en 1992 pour y recevoir de l'argent d'entreprises pharmaceutiques destiné à financer les activités politiques de Michel Rocard ? C'est en tout cas ce que l'ex-ministre a affirmé lundi à l'ouverture de son procès.

L'audience du jour devrait, elle, s'intéresser au transfert du compte Suisse de l'ancien ministre du Budget vers Singapour en 2009. Avec une interrogation-clé : qui est à l'origine de ce transfert ?

Cette question est importante car ce transfert marque une "volonté d'opacité renforcée", selon les magistrats instructeurs, en empruntant le chemin compliqué de l'évasion fiscale en recourant notamment à des structures au Panama.

Lors de l'enquête, Jérôme Cahuzac a expliqué qu'il n'a : "à aucun moment suggéré ni cette place (Singapour), ni les modalités pour y arriver", et qu'il n'avait "pas la technicité requise à cet effet". Mais François Reyl, directeur de la banque Reyl a une toute autre version :

"Nous avons proposé Singapour en réponse à la demande de M. Cahuzac qui demandait une confidentialité accrue et un éloignement de la Suisse".

Le tribunal tentera d'y voir plus clair ce matin.

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