Séréna était-elle considérée comme une chose ou comme une enfant ? Les débats se poursuivent devant les assises de la Corrèze où Rosa Maria Da Cruz comparait toute cette semaine pour avoir infligé à sa fille de vivre dans le coffre de sa voiture pendant les deux premières années de sa vie.

La cour d'assises de la Corrèze a peiné mardi à décrypter l'environnement familial de Séréna
La cour d'assises de la Corrèze a peiné mardi à décrypter l'environnement familial de Séréna © Radio France / Jean-Philippe Deniau

Séréna était-elle considérée comme une chose ou comme une enfant ? Les débats se poursuivent devant les assises de la Corrèze où Rosa Maria Da Cruz comparait toute cette semaine pour avoir infligé à sa fille de vivre dans le coffre de sa voiture pendant les deux premières années de sa vie. 

Avant que les experts viennent débattre de la question du déni de grossesse et du déni d'enfant, la cour et le jury entendent les proches et la famille de l'accusée dont la plupart semblent être eux aussi dans le déni du drame qui s'est déroulé sous leurs yeux sans que personne ne le voie.

Pour Rosa Maria Da Cruz comme pour les membres de sa famille, Séréna n’existe pas sous une autre forme qu’un mauvais souvenir ou qu’une lointaine utopie. L’accusée évoque son « grand désir de rentrer en contact avec elle, de la tenir, de la récupérer », son compagnon voudrait lui aussi la recueillir comme ses autres enfants. Mais le couple ne semble pas avoir pris conscience du drame que cette fillette a vécu et du syndrome autistique irréversible dans lequel elle est plongée. 

Dans la famille de Rosa Maria, c’est pareil. Ses sœurs et nièce font bloc autour de l’accusée pour indiquer à la cour d’assises combien c’est une bonne mère avec ses trois autres enfants, combien elle a souffert de ce long secret de deux ans dans lequel elle s’est enfermée. Mais dès qu’arrivent les questions sur Séréna, les réponses sont gênées, évasives, détournées. Et quand une avocate rappelle à Domingo Sampaio Alves que sa compagne risque 20 ans de réclusion, il proteste « je ne sais pas pourquoi elle a fait ça, parce qu’elle aime les enfants. Elle a pas fait ça pour faire du mal, sinon, elle l’aurait tuée. »

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