annulation de la condamnation de christian iacono
annulation de la condamnation de christian iacono © reuters

L'avocat général en est convaincu : Christian Iacono, jugé devant les assises du Rhône, a bel et bien violé son petit-fils Gabriel, malgré les rétractations de ce dernier. Mais il n'a requis aucune peine, invitant la cour à se forger son propre avis.

C'est unique dans un procès en révision et raririssime d'une manière générale. L'avocat général ne demande pas l'acquittement de Christian Iacono, mais n'a pas non plus requis de peine à son encontre. "Forgez-vous votre propre avis", a-t-il lancé aux jurés au terme d'une heure et demie d'un réquisitoire implacable pour livrer son intime conviction :

Je suis convaincu que Gabriel Iacono a été victime d'abus sexuels et que l'auteur est son grand-père.

"La seule explication rationnelle"

Pour Jean-Paul Gandolière, ce n'est pas la seule parole de l'enfant qui a fait condamner déjà par deux fois Christian Iacono. Cette parole est corroborée par plusieurs éléments, a-t-il rappelé. Les expertises médicales qui montrent des lésions physiques sur l'enfant, le traumatisme très fort de Gabriel, ses tentatives de suicide... L'avocat général dit comprendre les rétractations de ce dernier, mais il n'y croit pas. Il pointe la culpabilité du jeune homme d'avoir fait exploser sa famille.

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"Mais je ne peux pas aller dans son sens pour lui faire plaisir, explique Jean-Paul Gandolière. Une décision de cour d'assises est là pour déterminer s'il y a un coupable." Pour lui, c'est clair, ce coupable est Christian Iacono, car c'est "la seule explication rationnelle". Mais il laisse donc la possibilité aux jurés de trouver une autre explication.

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