L'avocat général a demandé l'application de la peine maximale ce vendredi, dernier jour du procès, assortie d'une période de sûreté des deux tiers.

L'avocat général Raphaël Sanesi, avec Me Khanifar, avocat de Berkane Makhlouf
L'avocat général Raphaël Sanesi, avec Me Khanifar, avocat de Berkane Makhlouf © AFP / Thierry Zoccolan

Trente ans de réclusion criminelle : c'est la peine maximale encourue par Cécile Bourgeon et Barkane Makhlouf, jugés devant les assises du Puy-de-Dôme pour la mort de la petite Fiona en 2013. Et c'est aussi ce qu'a demandé ce vendredi l'avocat général, au dernier jour du procès.

Lors de son réquisitoire, il a également demandé que cette peine de 30 ans soit assortie d'une période de sûreté des deux tiers, ainsi qu'un suivi socio-judiciaire de 20 ans (avec sept ans d'emprionnement en cas d'inobseravtion), une période de 10 ans d'interdiction de droits civiques civils et de famille pour Cécile Bourgeon, ainsi que le retrait total de son autorité parentale sur ses deux autres enfants.

"Les deux ne font plus qu'un"

"Le comportement de ce couple, le scénario macabre, la mise en scène sans que personne ne puisse faire des constatations médico-légales va à l'encontre de la thèse accidentelle", a détaillé l'avocat général Raphaël Sanesi de Gentile. "Il n'est pas nécessaire que je puisse identifier qui a fait quoi, peu importe si l'un a mis trois coups et l'autre un seul coup, les deux ne font plus qu'un".

La question de savoir qui a fait quoi a en effet été au cœur du débat dans ce procès extrêmement chahuté qui n'a permis au tribunal de tirer aucune vérité, seulement des hypothèses. "C'est un dossier extrêmement difficile pour l'accusation, vous n'avez pas de corps", a déclaré l'avocat général, rappelant que l'enfant n'a jamais été retrouvé. "Fiona a lourdement été victime de ce couple infernal : la peine doit être exemplaire, elle doit éviter la réitération", a-t-il ajouté.

Le verdict est attendu ce vendredi soir, après les plaidoiries de la défense.

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