Après deux semaines d'un procès chahuté, la vérité n'a pas émergé. Le verdict du procès de Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf est attendu ce vendredi soir.

La petite Fiona, 5 ans, a disparu en mai 2013
La petite Fiona, 5 ans, a disparu en mai 2013 © AFP / Thierry Zoccolan

Un medium à la barre, des incidents entre avocats... et la vérité n'a finalement pas émergé. Au terme de deux semaines d'un procès chahuté, on ne sait toujours pas qui a fait quoi entre Cécile Bourgeon et Berkane Makhlouf, accusés de coups mortels sur la petite Fiona, 5 ans et demi.

Les accusés s'accusent mutuellement

Comment les dissocier, pour les juger l'un et l'autre ? Cécile Bourgeon, la mère de Fiona, et Berkane Makhlouf, son compagnon, encourent 30 ans de réclusion criminelle. Les jurés doivent décider s'ils ont porté ensemble des coups mortels à Fiona.

Or à ce stade rien n'est clair. Cécile Bourgeon a certes constamment accusé Berkane Makhlouf d'avoir frappé Fiona à la tête, mais elle est revenue sur les coups au thorax. Lui nie farouchement le moindre coup sur la fillette, et l'accuse, elle, d'avoir mis à Fiona deux claques et deux coups de pieds aux fesses.

Couple toxique

En l'état, c'est donc l'incertitude : "Les jurés doivent acquérir des certitudes, ils n'en ont aucune aujourd'hui", confiait il y a deux jours Renaud Portejoie, l'avocat de Cécile Bourgeon. "Nous sommes au terme de ce procès, et en conclusion il n'y a que des hypothèses, sur les causes du décès, sur ses circonstances. Aucune vérité n'a jailli sur ces dix jours d'audience".

Le bénéfice du doute profitera t il aux accusés ? Il n’y a certes pas de corps, pas d’éléments tangibles, sinon leurs premiers aveux. Mais il y aussi une réalité psychique, celle d’un couple toxique que l’on a vu s’invectiver dans le box des accusés. Ils se sont pourtant montrés encore liés, incapables de livrer un récit cohérent, comme si le secret autour de la mort de Fiona devait perdurer à tout jamais.

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