Le témoignage d'une psychologue sur le fonctionnement du couple entre la mère de Fiona et son beau-père a écorné l'image d'une relation d'emprise de l'un ou de l'une sur l'autre.

Me Mohamed Khanifar, avocat de Berkane Makhlouf et Me Renaud Portejoie, avocat de Cécile Bourgeon
Me Mohamed Khanifar, avocat de Berkane Makhlouf et Me Renaud Portejoie, avocat de Cécile Bourgeon © Maxppp / Rémi Dugne

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Hélène Dubost est psychologue clinicienne, c’est une habituée des expertises judiciaires.

Elle a rencontré les accusés à plusieurs reprises. "Ça a matché entre nous", lui a raconté Berkane Makhlouf, à propos de Cécile Bourgeon : "c’était un coup de foudre". Et pour cause, commente la psychologue, "ces deux-là, ils se sont trouvés" : ce sont "deux individualités à la dérive, avec en commun des enfances dévastatrices, des carences affectives et éducatives". Tous deux ont une "immense béance narcissique", qu’ils "cherchent à combler", par la drogue, ou la relation à l’autre.

Cécile Bourgeon est "comme un velcro qui s’accroche" explique Hélène Dubost. Berkane Makhlouf est un impulsif qui hurle et casse des chaises. Ils fonctionnent "en miroir, dans une sorte de collage".

Impossible de dire qui domine qui

Dans le box, les accusés écoutent, impassibles, cette dissection de leur vie de couple qui fait voler en éclat leurs arguments de défense. Y a-t-il eu une relation d’emprise de l’un sur l’autre ? "C’est plus complexe", explique la psychologue, impossible de dire qui domine qui.

Et Fiona là dedans ? Hélène Dubost émet l’hypothèse que cette petite fille vive, intelligente, a pu les déranger. Une enfant réduite au rang d’objet, dans cette relation de couple pathologique.

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