Le parquet a requis la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre de Francis Heaulme pour le meurtre de deux enfants à Montigny-lès-Metz en septembre 1986.

Ouverture du procès Heaulme
Ouverture du procès Heaulme © Radio France / Gabriel Claverie

Le parquet a requis ce mercredi matin la réclusion criminelle à perpétuité à l'encontre de Francis Heaulme. Pour l’accusation, il n’y a pas de doute : Francis Heaulme a tué Cyril et Alexandre, le 28 septembre 1986, à Montigny-lès-Metz.

Des preuves suffisantes pour condamner Francis Heaulme pour l'accusation

Jean-Marie Beney tient d’abord à balayer le trouble créé autour de l’implication de Patrick Dils. "Francis Heaulme, dit l’avocat général, a choisi la stratégie contestable du rideau de fumée, en remettant en question l’innocence d’un homme." Il martèle ce principe essentiel de notre droit, "l’autorité de la chose jugée", et rappelle que "les aveux de Patrick Dils", lus souvent complaisamment pendant ce procès, "sont nuls et non avenus". "Francis Heaulme ne peut se cacher derrière personne !" tonne Jean-Marie Beney.

Et tant pis s’il n’y a plus d’ADN, si tous les éléments matériels ont été détruits. Tant pis s’il n’y pas d’aveux. L’accusation estime avoir suffisamment de preuves.

Il y a les horaires du jour des faits, reconstitués par le travail minutieux des gendarmes. Les constantes dans les déclarations variables de Francis Heaulme : il a toujours dit être passé deux fois rue Vénizelos, avoir reçu des cailloux de la part de plusieurs enfants.Il a dessiné les lieux. Enfin, il a parlé des enfants morts, détaillé leurs habits, avant de se rétracter. Il y aussi, bien sûr, le parcours criminel du routard du crime, ses condamnations pour neuf meurtres, où l’on retrouve la même violence, la même futilité du mobile, la même hospitalisation après les faits.

"Montigny, c’est pas moi", n’a cessé de répéter Francis Heaulme. "Par votre juste verdict, conclut l’avocat général en s’adressant aux jurés, vous lui direz Alexandre, c’est vous, Cyril, c’est vous."

"Un coupable idéal" pour l'avocate de Francis Heaulme

En réponse à ces réquisitions, l’avocate de Francis Heaulme, Liliane Glock parle de "bluff", d’absences de preuves : "c’est un coupable idéal, c’est facile" dit-elle, avant de lancer aux jurés : "si vous avez un doute, clôturez proprement cette affaire, acquittez mon client".

Le verdict est attendu ce mercredi 17 mai dans la soirée, après les dernières plaidoiries de la défense dans l'après-midi.

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