L'affaire Merah va être rejugée. Au lendemain du verdict de la cour d'assises spéciale de Paris, le parquet général a interjeté appel vendredi de l'acquittement partiel d'Abdelkader Merah des faits de complicité d'assassinats.

Après l'appel interjeté par le parquet général, Abdelkader Merah et Fettah Malki seront bien rejugés.
Après l'appel interjeté par le parquet général, Abdelkader Merah et Fettah Malki seront bien rejugés. © Matthieu Boucheron

Le parquet général de Paris a fait appel vendredi du verdict de la cour d'assises qui a condamné Abdelkader Merah à 20 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste, mais l'a acquitté du chef de complicité des assassinats commis par son frère Mohamed en 2012.

Le ministère public a motivé son recours en estimant que la cour d'assises spéciale de Paris "n'avait pas tiré toutes les conséquences juridiques des faits qui lui étaient soumis", notamment pour avoir acquitté Abdelkader Merah de la "complicité d'assassinats" de son frère qui lui était reprochée. L'appel du parquet général concerne également Fettah Malki, condamné à 14 ans de réclusion criminelle pour avoir vendu l'arme et le gilet pare-balles à Mohamed Merah. 

L'accusation avait requis la perpétuité contre Abdelkader Merah et 20 ans de réclusion criminelle contre Fettah Malki.

Abdelkader Merah et Fettah Malki seront tous les deux rejugés

Ce matin même sur France Inter, l'avocat d'Abdelkader Merah, Me Eric Dupond-Moretti laissait pressentir que son client allait lui aussi faire appel. Dans l'éventualité d'un nouveau procès, "je voudrais qu'on évoque le contexte de ce procès qui pose la question de la victime dans le procès pénal, du poids de l'opinion publique, de l'image de l'institution judiciaire et de la façon dont le terrorisme nous a anesthésiés", avait déclaré Me Dupond-Moretti au micro de Nicolas Demorand, avant même l'annonce de l'appel du parquet général. 

Eric Dupond-Moretti qui a dix jours, à compter du jour du verdict, pour faire appel.

Dès jeudi soir, les avocats de Fettah Malki avaient indiqué son souhait de contester son verdict en interjettant appel.

Les parties civiles, qui ne se sont pas montrées totalement satisfaites du verdict, ne peuvent pas faire appel de la décision pénale.

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