Tour d'horizon des accusés, des témoins, la victime, les parties civiles...

Le box des accusés

L'ACCUSÉ : Jean-Louis MullerJean-Louis Muller a 57 ans. Médecin généraliste, au moment des faits, il a pratiqué comme légiste à l’institut médico-légal de Strasbourg avant de devenir expert auprès de la cour d’appel de Colmar. Il faut dire que ce père de famille d’Ingwiller a des connaissances à faire valoir : spécialiste des armes à feu, il en possède plusieurs, il est aussi l’auteur d’une thèse sur “les effets des projectiles de petit calibre à grande vitesse initiale, aspects médicaux, chirurgicaux et médicaux légaux”, soutenue en 1984 à la fin de ses études.
Père de deux fils, il a toujours clamé son innocence, expliquant que sa femme était dépressive. Lieutenant-colonel de réserve, ancien membre du conseil municipal de sa commune, il vit aujourd’hui, avec une nouvelle compagne.

AVOCAT DE LA DÉFENSE : Eric Dupond-Moretti
Eric Dupond-Moretti plaide pour la première fois aux côtés de Jean-Louis Muller. Thierry Moser, François Saint-Pierre et Pierre Schultz l’avaient précédé à la défense lors des deux premiers procès. L’avocat nordiste espère obtenir l’acquittement de Jean-Louis Muller.

À la barre des témoins 

L’AMANT : Hans-Peter
Hans-Peter, à l'époque physicien de 45 ans, est l' « amant » de la victime depuis un mois. Lui et Brigitte Muller échangent leur premier baiser le 5 novembre, place Kleber à Strasbourg, raconte-t-il. Le jour de sa mort, Hans-Peter tente de la joindre au téléphone à deux reprises. Appelé à témoigner, il raconte la barre: “Brigitte avait peur de son mari, il l’avait menacée : « Si tu me trompes, je te tue ».

LES FILS : Alexandre et Raphaël Muller
Alexandre et Raphael Muller ont 9 et 14 ans au moment des faits. L’un d’eux est même présent dans la maison au moment du drame, l'autre est alors à son entraînement de natation. Les deux fils ont aujourd’hui 23 ans et 28 ans et ont déjà témoigné leur des deux précédents procès de leur père.

Victimes

LA VICTIME : Brigitte Oudille
Brigitte Oudille est une mère de famille de 42 ans, décédée le 8 novembre 1999. A l’époque, elle vit depuis quinze ans avec son mari dans la commune d’Ingwiller, bourg de 4000 habitants non loin de Strasbourg. Strasbourg, c’est d’ailleurs là qu’elle travaille comme documentaliste. En janvier 1998, victime d’une grave chute de cheval, elle est défigurée. Elle vit très mal la situation, mais le psychiatre qui la suit alors affirme qu’elle n’est pas dépressive. En mars 1999, elle bénéficie d’une opération de chirurgie esthétique et, de l’avis de ses proches, va beaucoup mieux. Elle est retrouvée morte, une balle dans la tête, le 8 novembre 1999 dans la salle de jeux de ses enfants.

AVOCAT DES PARTIES CIVILES : Marc Vialle
Marc Vialle plaidera pour la troisième fois dans cette affaire. Déjà aux côtés des parents de Brigitte Muller lors des deux premiers procès, il défend la thèse du meurtre par Jean-Louis Muller.

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