Principales étapes, du 8 novembre 1999 lorsque le docteur Muller appelle la gendarmerie suite au décès violent de sa femme… jusqu'au procès, qui s'ouvre en octobre 2013.

8 novembre 1999

Le docteur Jean-Louis Müller appelle la gendarmerie de Strasbourg à 21h24. Il annonce au téléphone: « Ma femme vient de se suicider.». Arrivés sur place, les gendarmes retrouvent le corps de Brigitte Müller dans la salle de jeux des enfants, à côté de leur train électrique, un 357 Magnum à ses pieds.

13 novembre 1999

Le corps de Brigitte Muller est incinéré sur autorisation du procureur de la République de Saverne.

21 février 2000

Sur la base de l'enquête de gendarmerie et d’un rapport de l’Institut de Médecine Légale de Strasbourg qui atteste de l'absence de lutte, le parquet de Saverne conclue au suicide. L’affaire est classée sans suite.Le 1er mars 2000, Jeanine et Roger Oudille, parents de Brigitte Müller, reçoivent une lettre du parquet les informant du classement sans suite du dossier.

17 mars 2000

Le parquet de Saverne ouvre une information pour recherche des causes de la mort.

19 octobre 2000

Le parquet ouvre une information judiciaire pour homicide.

8 novembre 2000

Jean-Louis Muller est placé en détention provisoire pendant cinq mois. Il est ensuite libéré et placé sous contrôle judiciaire pour raisons de santé.

12 mars 2002

Perquisition au domicile du couple : Jean-Louis Müller montre ses armes, sa collection, à l'exception d'une: un fusil à deux canons longs superposés, de marque Fausti Stefano. Les gendarmes le découvrent dans le cellier, sous des dalles de marbre. Lorsqu’on lui demande pourquoi avoir caché cette arme alors qu’il a présenté toutes les autres, le médecin répond qu’il l’avait oubliée.

12 avril 2007

Jean-Louis Muller est renvoyé devant les assises par la cour d'appel, contre l’avis du parquet général.

16 octobre 2008

Le verdict : Jean-Louis Muller est condamné à vingt ans de réclusion criminelle. Il fait appel de la décision.

20 novembre 2008

Jean-Louis Muller est remis en liberté sur décision de la cour d’appel de Colmar

15 juin 2010

Ouverture du deuxième procès devant la cour d'appel de Colmar. Huit jour plus tard, la cour d’appel confirme le verdict de première instance : vingt ans de réclusion criminelle. Jean-Louis Muller est incarcéré le 25 juin.

28 juin 2010

Les avocats de la défense forment un pourvoi en Cassation. 12 motifs sont avancés.

23 juin 2011

Vers un troisième procès : la Cour de cassation casse l’arrêt de la cour d’appel de Colmar. Jean-Louis Muller est libéré dans la foulée.

Extrait de l’arrêt de la cour de Cassation (22 juin 2011, N° 10-85.159) :

“La Cour,

(...) En ce qu’il résulte du procès-verbal des débats que “la présidente a invité l’accusé et les jurés à écouter avec attention la lecture de l’arrêt de la chambre de l’instruction, ainsi que des questions posées à la cour d’assises ayant statué en premier ressort, des réponses faites aux questions, de la décision et de la condamnation prononcée, à laquelle les greffières ont procédé”; alors que la lecture de l’arrêt de la chambre de l’instruction, qui ne fait que “confirmer” une ordonnance de mise en accusation, sans contenir dans son dispositif l’exposé et la qualification légale des faits objet de l’accusation et sans lecture de l’ordonnance confirmée, est contraire aux textes susvisés et aux droits de la défense”.

(...) Ordonne la remise en liberté de Monsieur Jean-Louis Muller s’il n’est détenu pour autre cause”

21 octobre 2013

L'audience doit s'ouvrir. Pour son troisième procès, le docteur Jean-Louis Müller comparaîtra libre.

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