Virginie Ettel doit être entendue ce mercredi devant la cour d'assises de Seine-Saint-Denis, où sont jugés depuis le 23 octobre le maire de Draveil et ancien secrétaire d’État Georges Tron, ainsi que son ancienne adjointe, Brigitte Gruel, tous deux accusés d'agressions sexuelles et viols en réunion.

Virginie Ettel est l'une des employées municipales qui accusent Georges Tron d'attouchements et de pénétrations digitales
Virginie Ettel est l'une des employées municipales qui accusent Georges Tron d'attouchements et de pénétrations digitales © Maxppp / Mousse

Ainsi en a décidé le président de la cour : depuis le début du procès, le 23 octobre, les témoins se sont succédé à la barre mais les deux plaignantes, elles, n'ont toujours pas été entendues. C'est Virginie Ettel qui, la première, doit livrer sa version des faits, ce mercredi

Elle aura fort à faire pour corriger le portrait peu flatteur dessiné par une partie des témoins. Nombre d'entre eux ont souligné son alcoolisation excessive. Il y a aussi cette ancienne aventure d'un soir qui la décrit comme une femme facile, ou encore cette psychologue qui suggère que la plaignante se sent valorisée à travers son statut de victime. 

Virginie Ettel, elle, est pressée de faire entendre sa voix. L'an dernier, lors de la première tentative de procès, son audition avait duré 7 heures

Même si la journée s'annonce éprouvante, la quadragénaire dit vouloir répondre à toutes les questions dans l'espoir de mettre fin "aux mensonges" et faire tomber la thèse d'un complot politique brandie par la défense. "Que des personnes aient pu utiliser notre plainte, au sein du mouvement "#MeToo" ou de l'opposition politique de Draveil, d'accord. Mais nous, on ne fait pas partie d'un complot", assure-t-elle.  

Virginie Ettel accuse Georges Tron et son ancienne adjointe à la Culture de l'avoir violée en novembre 2009, puis de l'avoir agressée sexuellement en janvier 2010, au domicile de Brigitte Gruel. 

Eva Loubrieu, quant à elle, devrait être entendue par la cour le 7 novembre.

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