Marche blanche en hommage à Amine Bentounsi
Marche blanche en hommage à Amine Bentounsi © MaxPPP

Le 21 avril 2012, un appel anonyme révèle à la police la présence d'Amine Bentounsi, en cavale depuis 2 ans, à Noisy-le-Sec. Une patrouille se rend à sa poursuite. Amine Bentounsi, armé, continue à courir. L'un des policiers tire : 4 coups, dont un mortel. Il comparaît aujourd'hui devant la cour d'Assises de Bobigny et invoque la légitime défense.

Le 21 avril 2012, Amine Bentounsi est en cavale depuis deux ans. Après une permission de sortie, cet habitué de la détention - qui purge une peine de huit ans de prison pour braquage à main armée - n'est pas rentré à la maison d'arrêt de Chateaudun en 2010. Vers 20 heures 30, un coup de téléphone anonyme avertit la police de sa présence dans les rues de Noisy-le-Sec. Une patrouille se lance à sa poursuite. Amine Bentounsi, touché mortellement au dos, terminera sa course quelques centaines de mètres plus loin.

Transféré à l'hôpital, il meurt le lendemain à 5 heures 10 du matin. Sa famille est prévenue en fin d'après-midi. Amal Bentounsi, la soeur aînée d'Amine Bentounsi mène depuis un combat contre les violences policières. :

on a l'impression que ces policiers ce sont que des super-héros, qu'ils n'ont pas de défaut.. C'est des êtres humains, comme vous et moi, donc ils ont aussi leur part sombre et elle peut ressortir dans l'exercice de leurs fonction.

Le policier tireur, lui, est mis en examen pour homicide involontaire. Des faits requalifiés depuis en violences volontaires ayant donné la mort sans intention de la donner. Placé sous contrôle judiciaire, il a été muté et interdit de port d'arme dans l'attente de son procès.

Selon son avocat, Me Daniel Merchat :

Il ne cesse de me dire qu'il ne pense qu'à ça. Il a effectivement une mort sur la conscience mais d'un autre côté, il a toujours dit qu'il avait tiré pour se défendre parce qu'il s'était vu mort.

► ► ► ALLER PLUS LOIN |

Un contexte particulier

Ce procès s'ouvre dans le contexte particulier d'une réflexion en cours de l'élargissement des prérogatives de la police.

Me Michel Konitz, avocat de la famille d'Amine Bentounsi :

Il n'y a aucun lien avec le contexte actuel. L'état du droit c'est qu'un policier - ce n'est pas un gendarme - ne peut faire usage de son arme qu'en état de légitime défense.A l'époque des faits, il y avait une loiqui est d'ailleurs la même aujourd'hui,un autre débat est absolument hors de propos.

Derniers articles


Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.