Inondation Xynthia
Inondation Xynthia © CC-BY-3.0 / Pep.per de Ré

Le tribunal de Poitiers a condamné l'ancien maire de la Faute-sur-Mer à deux ans de prison avec sursis. Il avait fait appel de la sanction de quatre ans d'emprisonnement dont deux ans ferme décidée en première instance. Il y a six ans, le passage de la tempête Xynthia avait causé la mort de 29 personnes dans cette commune vendéenne.

La cour a également prononcé une interdiction définitive d'exercer une fonction publique. Les juges ont décidé queseul René Maratier était responsable puisque Françoise Babin, ex adjointe en charge de l'urbanisme et son fils, Philippe Babin gérant d'une société de BTP ont été relaxés.

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L'ancien élu vendéen, toujours membre du conseil municipal avant ce procès s'est dit "soulagé" à l'issue de l'audience. A sa sortie, des proches de personnes disparues en 2010 l'ont interpellé , rapellant que cette sanction de deux ans de prison avec sursis ne constitue pas une reconnaissance du statut de victime. Pour Gisèle Arnaud qui a perdu son père pendant la tempête, cette décision des juges est "dégueulasse" .

Tout l'argumentaire du ministère public reposait sur la possibilité que "ce drame aurait pu être évité " . L'ancien maire et son adjointe, par ailleurs promoteur immobilier auraient occulté les risques d'innondation au moment de délivrer des permis de construire. La nuit de la tempête, l'ex élu a aussi été taxé "d'amateurisme " et de "légèreté ". La Vendée était en alerte rouge mais aucune surveillance des digues n'avait été mise en place.

Dans la nuit du 27 au 28 février 2010, vingt-neuf personnes, essentiellement des personnes âgées et trois jeunes enfants avaient péri noyées après la submersion de la digue censée protéger leurs habitations, en contrebas de l'estuaire de la rivière du Lay, une zone particulèrement vulnérable. Ces résidents s'étaient retrouvés piégés en pleine nuit par une brusque montée des eaux dans leurs maisons de plan-pied.

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